INTEGRAAL-concept

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Introduction à la notion de "bien-être durable"

 

Pour beaucoup d'entre-nous, l'idée du bien-être absolu se confond avec une aspiration nostalgique à retourner dans un hypothétique paradis perdu. Certains psychologues n’y voient qu’une volonté inconsciente de réintégrer le ventre maternel, mais c’est un paradis bien étroit. Alors qu’est-ce que le bien-être ? Cela n'est pas aussi facile à définir qu'il n’y parait dans la mesure où il s'agit d'une notion à la fois subjective et protéiforme. Etre bien ? Oui, mais comment cela se manifeste t-il ? Et qu'est-ce qui est bien en nous ? Cela nous amène à différencier plusieurs parties de notre être qui ne sont pas forcément « biens » simultanément.

 

Pour simplifier les choses dans cet article et les suivants, nous distinguerons 4 corps : le corps physique, le corps émotionnel, le corps mental et le corps spirituel. Dans notre société occidentale hyper matérialiste nous n'apportons pas la même attention à tous les corps précédemment cités, même si l’on constate une petite évolution ces dernières décennies. Globalement, la plupart des êtres humains se voient encore comme un corps dense qui pense. Et ce corps pense surtout à prendre soin de son aspect extérieur. Il est déconseillé de trop penser « tout court », et encore plus de réfléchir sur l’origine et la nature de ses pensées, ainsi que leurs influences sur le corps. Mais il ne peut résulter de cette attitude qu'un bien-être éphémère et partiel.

 

Le bien-être physique est certes indispensable à la contribution du bien être « total ». On pourrait le définir succinctement par une absence totale de maladies, de blessures, de douleurs, de manques (soif, faim, sommeil), de stress (froid, chaud, bruit...) et de problèmes de santé en général. Si l'on utilise un tamis plus fin, il faut également inclure tous ces petit symptômes subtils qui ne sont pas à proprement parler des maladies mais qui peuvent nous affecter à tout moment : digestion difficile, frissons désagréables, acouphènes,  maux de tête, muscles ankylosés, démangeaisons, courbatures etc. En résumé, nous pourrions donc définir le bien-être physique comme l'absence prolongée de sensations désagréables, avec éventuellement des sensations ponctuellement agréables. Voila déjà qui nous amène à penser que peu de gens connaissent le bien-être de façon durable sur cette terre. Après tout, cela semble logique : Qui connaît sur cette même planète un bien-être durable de l'esprit ? 

 

La mode est aux salles de musculation, aux cures de remise en forme, aux massages parés des noms les plus exotiques, aux soins de beauté les plus élaborés. Tout cela représente un marché très lucratif et par conséquent, le but n'est pas de parvenir à un bien-être durable, mais à un bien-être à courte vue qui nécessite un renouvellement continuel de ses abonnements. Nous sommes conditionnés depuis notre plus jeune âge à rechercher le bonheur dans les objets. On nous apprend à considérer notre corps comme le véhicule de notre personnalité à égalité avec l'esprit « qui l'habite ». C'est le règne de des apparences et la forme (au sens large), manifesté également à travers le culte des objets (comme l'automobile, symbole fidèle de notre ego en quête de reconnaissance) . « Je prie les choses et les choses m'ont pris » chantait si justement Jean-Jacques Goldman.


Cette vision dualiste corps/esprit est dangereusement simpliste. Elle est maintenue à dessein afin que l'homme contemporain ne cherche pas trop à se poser de questions. Il est préférable qu’il se complaise à l’intérieur d'étroites limites dans un idéal de slogan publicitaire : « Bien dans votre corps, bien dans votre tête ! » un leitmotiv qui occulte les relations de l’un à l’autre. C'est le règne de l'homme duel, à défaut d'être multidimensionnel. Bien sûr, je ne préconise pas de négliger son corps, au contraire, il est conseillé d'en prendre grand soin et de le respecter, comme les autres corps plus subtiles. Mais l’envisager dans sa globalité, et pas uniquement dans son apparence, est un bon début. Combien de personnes déploient une énergie incroyable à modeler un corps pour le rendre séduisant tout en conservant une hygiène de vie déplorable. 

 

Même ceux qui évitent les excès de tabac, d'alcool, ou de drogues diverses ne sont pas forcément conscients d'un nombre considérable d'autres pollutions : alimentaires, atmosphériques magnétiques, électroniques, psychiques… Par une focalisation sur le corporel, un fragile bien-être moral arrive momentanément à se maintenir un moment, mais au prix d'une grande dépense d'énergie qui pourrait être utilisée pour un travail de fond sur les autres corps. De plus,  ce bien-être recherché uniquement dans l'apparence physique réserve  des lendemains qui déchantent. Bien souvent un tel mode de vie est rattrapé par l'épuisement, les accidents, les problèmes émotionnels, financiers, existentiels, sans parler de l’inévitable vieillissement.


Ainsi, un travail simultané sur  tous les corps engendre naturellement, comme une conséquence,  un équilibre tant sur le plan de la santé que sur le plan psychologique et fait donc gagner un temps précieux dans la gestion purement pratique de son corps physique. Par exemple, le surpoids, comme toutes les autres affections physiques est souvent lié, en fin de compte, à une cause  émotionnelle et psychologique. Tous les corps étant intimement reliés, il est évident qu'un bien-être physique durable dans le temps est signe que les autres corps fonctionnent bien et sont alignés en cohérence. Dans ce cas, le chef d'orchestre qui est le corps spirituel est « entendu » dans la hiérarchie.

 

Dans un prochain article, j'aborderais plus précisément la notion de bien-être avec les niveaux logiques. (voir rubriques articles fondateurs). En effet nous verrons que chaque niveau définit à sa manière les critères du bien-être. Par exemple, au niveau du simple environnement : si j'habite dans un studio en mauvais état, mal isolé, dans une ville du nord bruyante et polluée, c'est un élément défavorable au bien-être par rapport à un pavillon spacieux avec piscine dans le Lubéron (même si bien sur on peut préférer l'inverse...il n'y a pas de règle objective en la matière !). Nous verrons aussi qu'en raison de la hiérarchie de ces niveaux, il est avantageux de travailler en priorité sur les niveaux logiques supérieurs.

 

Le corps ne représente pas ce que nous sommes, il en est une infime partie. Et par lui-même, il est neutre, il ne sait pas mentir et traduit simplement tout ce qui  fonctionne  bien ou mal à tous les étages de notre être, souvent à des niveaux inconscients. Il ne fait que concrétiser les dysfonctionnements présents dans nos corps plus subtils (pensées, croyances), comme une caisse de résonance (somatisation), d'où son intérêt dans la phase de diagnostique. Ce mot est à prendre dans le sens de découvrir les origines mentales et émotionnelles du trouble et non, dans le sens médical, « nommer une maladie pour lui appliquer le traitement allopathique adapté ». Le bien-être physique est donc « seulement » un indicateur de notre bonne santé « globale » (celle dont on devrait se préoccuper) , mais un indicateur précieux.

 

Alain

 

Articles a suivre prochainement sur ce thème: (liste non exhaustive)

* Les niveaux logiques du bien-être

* De l'utilité des dictionnaires des maladies

* Le bien-être définitif: l'éveil



31/10/2016
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