INTEGRAAL-concept

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Articles de sources externes sur la non-dualité

Sélection de textes de sources diverses en rapport direct avec le mouvement non-duel


Le raconteur d'histoires

 

 

L’esprit te racontera des histoires, qui ont pour objectif de rompre la paix intérieure. C’est seulement parce que l’esprit a été fabriqué afin de donner une expérience de quelque chose de différent. L’esprit n’est pas mauvais. Il n’est ni terrifiant ni effrayant. Il ne fait que te distraire par des histoires afin que tu choisisses de faire une expérience. Pour revenir à la paix qui réside à l’intérieur, rappelle-toi que cette paix est ta réalité et que les histoires ne sont qu’un jeu auquel tu joues.

 

L’esprit est un raconteur d’histoires. La paix est ce que tu es. Le raconteur d’histoires peut superposer une histoire à la paix, mais il ne peut supprimer la paix. Essaie ceci aujourd’hui : Quand l’esprit raconte ses histoires, fais une pause par rapport à ce que tu entends. Prends un instant pour remarquer la paix, qui est toujours, une fois que l’histoire a disparu. Cette paix, c’est toi.

 

Rappelle-toi que tu n’es pas le mental. Ça revient donc à dire que tu n’es pas un raconteur d’histoires. Tu as fabriqué le raconteur d’histoires et tu lui donnes la liberté de raconter ses histoires, mais tu es celui qui l’a fabriqué. Tu n’es pas ce qu’il est. Quand tu observes le raconteur d’histoires, observe-le en sachant que tu n’es pas lui. Tu regardes ce que tu as fait, mais tu ne te regardes pas toi-même.

 

Le raconteur d’histoires est juste ceci… un raconteur d’histoires. Il te raconte des histoires, et tu peux choisir de les écouter et de les croire, ou bien tu peux choisir de ne pas tenir compte de ces histoires et diriger ton attention autre part. Mais pour pouvoir faire ça, tu dois d’abord t’autoriser à réaliser que tu n’es pas le raconteur d’histoires. Tu es celui qui choisit.

 

La réalisation que tu es celui qui choisit peut venir en faisant des choix, puis en observant les effets de ces choix. Remarque que lorsque tu écoutes les histoires, tu ressens les effets émotionnels que les histoires avaient l’intention d’évoquer. Remarque que lorsque tu choisis d’arrêter d’écouter, les effets émotionnels commencent à s’adoucir. Remarque que lorsque tu arrives à choisir de ne pas du tout écouter, il n’y a pas d’effets émotionnels. C’est en observant cela que tu apprends que tu es celui qui choisit, et tu commences à avoir davantage confiance en ta capacité de choisir.

 

Régina Dawn Akers -  Pensées d'éveil

 


29/06/2019
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Le monde entier est un théatre

 

 

« Le monde entier est un théâtre » Avec Kenneth Wapnick.  Transcription de la vidéo Youtube, extraite du stage « The Seven Ages of Man : The Ego in Action »


Steve : Quand vous disiez: «vous vous pardonnez», ce «vous» dont vous parliez : dans le Cours, on croit qu’il nous parle et on croit être particulier, car Jésus nous parle. Est-ce correct dans un sens?


Kenneth : Oui oui


Steve : D’accord. Donc, ce «vous» ne peut pas voir quiconque sans péché ou pardonner. Est-ce vrai? C’est correct. Il faut donc nous entraîner, quand nous sentons mal-aise ou anxiété, de demander l’aide de Jésus pour décider autrement ou le voir différemment ? Est-ce... ?


Kenneth : Oui. Puis-je juste le modifier un peu ?
Steve : S’il vous plaît !


Kenneth : Ne lui demandez pas de vous aider à changer d’esprit. Demandez-vous d’aller là où il est. D’accord. Plus vous pouvez, comme j’ai dit maintes fois – et beaucoup me l’ont entendu dire – : si vous pouvez dans votre esprit vous voir assis dans un théâtre, à côté de Jésus, à regarder une pièce, la pièce dont Shakespeare dit qu’elle est notre vie, et vous voir comme héros de la pièce et vous regarder sur scène passer la journée. Pensez à vos journées et années écoulées, et regardez ce que vous faites là, regardez-vous, essayez de prendre du recul – voilà la vraie signification de demander l’aide de Jésus – prenez du recul avec lui et regardez-vous faire. Observez-vous vous lever le matin, vous habiller, prendre le petit déjeuner, aller au travail, travailler, interagir avec les gens. Si vous vivez avec quelqu’un, regardez-vous interagir avec cette personne. Observez-vous comme vous passez votre journée comme les gens normaux, être heureux, triste, furieux, excité, en paix, pardonnant, aimant, pas gentil. Regardez-vous juste faire.


C’est si important parce que le «vous» qui observe Steve sur scène n’est pas le «vous» sur scène. Ça va vous aider petit à petit à déloger l’identification d’avec le soi qu’est le corps. Ainsi, la phrase que j’ai citée : «Le miracle regarde la dévastation» : le miracle est que vous êtes assis au théâtre avec Jésus, à regarder la dévastation de votre vie. Et le «vous» assis dans le public avec Jésus qui regarde ce qui se passe, c’est le décideur. Étant là avec Jésus, vous devenez observateur. Le décideur de l’esprit juste est un observateur, car il observe l’ego en action. Donc, regardez-vous au théâtre avec Jésus : le miracle regarde la dévastation, la dévastation qu’est votre vie, et se rappelle – c’est ce que veut dire être avec Jésus – se rappelle que ce que vous voyez est faux. C’est ce que veut dire cette phrase magnifique. Tout le monde devrait la coller sur le miroir de la salle de bain, le rétroviseur, le frigo, le portefeuille et les cartes de crédit, parce que ça aide a mettre en perspective signifiante tout ce qui se passe dans votre vie. C’est regarder la dévastation et vous rappeler que ce que vous voyez est faux.


Ça peut paraître très réel, comme les corps, mais ça ne le rend pas réel. Que ça semble être réel ne le rend pas réel. Comme preuve vous suffit l’expérience de rêver la nuit. Quand vous rêvez la nuit – nous rêvons tous – quand vous dormez et rêvez, votre rêve semble très réel et tangible. Vous pourriez le toucher. Ce n’est qu’au réveil que vous vous souvenez que c’était juste un rêve, puis il s’efface et vous voyez qu’il n’était rien ; rien ne s’est passé. Mais en dormant, on croît et sent que c’est très réel. Donc ça aide beaucoup. C’est ce qui rend ce Cours pratique. Vous prenez une telle phrase – et il y en a des centaines dans tout le Cours – et l’utilisez comme une formule, un cadre de référence qui vous permet de donner un sens à chaque jour de votre vie. N’arrêtez pas de faire ce que vous faites. Ne quittez pas votre famille ou votre travail parce qu’ils ne sont pas assez spirituels. Ne faites pas toutes les choses
ridicules que font surtout les étudiants du Cours. Soyez normal.


Faites comme tout le monde. Ayez une relation, carrière, famille, prenez soin de votre corps, quoique cela veuille dire pour vous. Mais en même temps, essayez de cultiver - cela demande discipline et pratique - l’expérience de prendre du recul avec Jésus et de vous observer. Après un temps, vous allez vraiment voir la différence. Et vous pourrez distinguer le rêveur du rêve de la figure du rêve. La figure du rêve est sur scène, le corps qui fait ce qui est normal. C’est ça la figure du rêve. Le rêveur est assis dans le public avec Jésus ou le Saint-Esprit, et maintenant observe. Ça suffit. Voilà qui bouleverse et inverse la stratégie de l’ego. Car ce qui se passe sur scène, c’est le corps – le monde entier est un théâtre, et tous n’y sont que les acteurs – et ce qui se passe dans le public, au théâtre où vous êtes assis avec Jésus, c’est l’esprit. Or, si vous prenez peur, au lieu d’aller à droite où est Jésus, vous allez à gauche où est votre ego. Et quand vous allez vers votre ego, l’ego vous amène très vite à oublier que vous êtes assis dans le public.


L’ego voudrait vous faire croire que vous êtes bien Steve sur scène ; ça veut dire : votre décideur a non seulement cessé d’être un observateur, il a cessé d’être le décideur ! Car là, écoutant l’ego, la voix à votre gauche, vous êtes de nouveau sur scène, et sûr de l’être, jusqu’à ce que vous soyez contrarié par ce qui se passe et constatez que quelque chose ne va vraiment pas – puis vous revenez dans le public pour vous tourner à droite. Oui Barbara.

 

Barbara : C'est toujours un problème d’essayer de séparer le décideur de Barbara. Quand vous dites s’asseoir autre part ça semble aider. Mais presque toujours je me vois faire depuis ce siège. Alors, qui est-ce ? C’est plus difficile. Ça désoriente et trouble.

 

Kenneth : Si vous pouvez regarder Barbara – oubliez où vous êtes assise - si vous voyez Barbara faire sans la juger, vous devez être dans le public avec Jésus ou le Saint-Esprit. Car l’ego juge toujours. Si vous pouvez regarder Barbara : oh ! elle fait de nouveau cette bêtise – elle va se sentir coupable, sera déprimée, ceci ou cela – si vous pouvez regarder ça et dire : elle a juste peur, elle est une fille effrayée qui pense que le salut est ceci, cela ou autre chose, si vous pouvez le faire dans cet esprit, il n’y a pas de jugement. S’il n’y a pas de jugement, il ne peut y avoir d’ego. Cela signifie automatiquement que vous commencez à développer l’expérience de prendre du recul et de vous observer. Mais si vous êtes fâchée avec vous, prenez peur, devenez anxieuse, vous sentez coupable, alors vous savez que c’est l’ego : vous n’observez pas.


Barbara : Mais ça semble venir après : dans l’instant je peux sentir que je suis dans mon esprit juste et m’observe ; mais après le jugement revient.

 

Kenneth : Bon. Mais ça aide aussi. Vous faites l’expérience d’être sans jugement, de vous observer, et puis d’un coup, avant de le savoir, vous jugez. Il doit donc y avoir quelque chose en vous qui sait que vous jugez. Et ce quelque chose en vous êtes qui sait que vous jugez, contraste avec le moment précédent quand vous ne jugiez pas. Eh bien ça aide. L’ego ne vous laisserait jamais faire ça. Continuez juste à pratiquer cela. C’est la seule chose qui va donner un sens à votre vie. Rien ici ne signifie quoi que ce soit. Si vous regardez objectivement, il ne vous faut ni Shakespeare ni même le Cours pour vous le dire. Voyez comme rien ne marche vraiment. Rien ne marche au dehors au sens large et rien personnellement. À la fin, tout le monde meurt. Alors à quoi ça sert ? L’intérêt, c’est que ça donne du sens.

 

Voilà pourquoi les premières leçons sont si importantes, parce que Jésus essaie de vous faire changer de but. Il ne dit pas «Rien dans cette pièce ne signifie quoi que ce soit.» Il dit que le but que vous avez donné à ces choses les rend in-signifiantes. Il y a un but signifiant caché derrière le but insignifiant de l’ego, mais il faut d’abord vous apprendre que c’est in-signifiant. Il faut cesser d’essayer d’arranger les choses ou de les faire marcher dans le monde. Vous devez cesser de vous leurrer qu’on peut espérer un changement signifiant du monde. Il fut fait pour qu’il n’y ait pas de changement signifiant. Mais l’esprit peut changer. Et ceci est un Cours qui nous aide à prendre conscience de pouvoir changer d’esprit. Cela ne veut pas dire que vous ne faites pas des choses dans le monde, mais que vous les faites dans un autre but. Beaucoup de «bonnes âmes» dans le monde font le bien pour la mauvaise raison. Pour des raisons de particularité et qui renforcent la séparation. On peut faire du bien dans le monde qui profite aux gens comme le juge le monde, mais d’un point de vue différent, un point de vue qui n’essaie pas de changer l’extérieur, mais qui donne l’exemple de quelqu’un qui a changé l’intérieur, qui a changé d’esprit.

 

Source: "Un Cours en miracle en France"

 

Merci à Bernard Groom pour son aimable autorisation.

 


31/05/2019
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Quand la peur s'évanouit

 

L'été où elle a eu 50 ans (aout 2003), Jan Frazier, une américaine menant une vie ordinaire a soudainement perdu la peur presque paralysante qui la tourmentait depuis des décennies. A sa place venaient l'amour, les larmes, les rires, l'extase, le plaisir, la félicité, la compréhension et, finalement, un "sous-courant inébranlable de contentement fondamental". Ce livre, dit-elle, n'est pas une initiative personnelle mais un "témoignage d'une vie transformée" et une promesse que son expérience est ouverte à tous. En 2007, elle a écrit un livre intitulée "When fear falls away". Voici la traduction du prologue faite par S.Pilon en 2012.

 

" Que savez-vous? Je sais ce que je sais. La connaissance est de 24 carats. C’est élémentaire, chaque atome de celui-ci comme tous les autres. Il est coupé avec rien, dilué avec rien. Il n’est pas vu à travers aucune lentille. Il ne se trouve rien en moi qui ne sait pas. Je ne suis pas séparé de la connaissance. Il n'y a pas un qui connaît et un connu.

 

Je ne sais rien que vous ne sachiez pas aussi. Voici la différence : tout ce qui servait à masquer la connaissance m’a laissée. Tout ce que je croyais être est tombé comme la viande trop cuite d'un os.

 

Il existe de nombreux types de connaissances, une seule d'entre elles vaut tout, une seule d'entre elles n’est pas soumise à l'opinion, à la mesure ou au dommage. Si vous y arrivez, vous saurez ce que je veux dire. Sinon, écoutez quelqu'un qui l’a vécu. Il y a des gens dans le monde qui ont cette connaissance ultime. Ils savent ce dont ils parlent. Si vous vous opposez ou êtes en désaccord avec ce qu'ils disent, prenez la route difficile. Supposez que c'est parce que vous ne comprenez pas. Supposons que vous devez ouvrir vos yeux plus grands, ouvrez votre cœur davantage, calmez le bruit dans votre tête. Supposez que c'est vous, pas eux. Plus vous insistez que ce sont eux, plus loin et plus fort vous vous repoussez de votre propre connaissance.

 

Oubliez le temps. Il s'agit d'une invention, un dessin d'enfant. C'est un mensonge, un petit jeu. T.S. Eliot a écrit : « Ce qui n'est que la vie ne peut mourir » mais ne pensez pas que tout est couvert par cette déclaration. Qu'en est-il de celui qui n'est jamais né? Qu'est-ce que cela?

 

Dites à votre esprit d'arrêter de se donner des airs. Riez de votre esprit et de ses jouets, qui sont les pensées. Ramassez votre esprit comme un coffre à jouets et videz-le. Asseyez-vous dans le vide qui reste. Tout ce que vous avez jeté est négligeable. C'est tout un tas de mensonges.

 

Croyez-moi. Rappelez-vous : je sais. Rappelez-vous ceci aussi : vous savez. Vous faites juste ne pas savoir que vous savez. Jusqu'à ce que vous le sachiez, prenez-en ma parole. Ne discutez pas. Vous n'avez pas le temps de discuter. Vous n'avez pas le temps car le temps est un mensonge.

 

Lorsque vous vous sentez le plus vivant, vous ne ressentez pas le temps. Votre esprit est un bon gros vide, un bon gros maintenant. C'est le réel. C’est alors que vous savez quelque chose. Prêtez attention. L'attention c'est tout. Non pas prêter attention à quelqu'un ou à quelque chose. Juste attention, l'attention pure. Soyez présent. La mort s’en vient.

 

Déshabillez-vous. Retirez les vêtements lourds de votre autodéfinition. Vous n'êtes pas une femme, vous n'êtes pas américaine, vous n'êtes pas un fils, vous n'êtes pas un chercheur spirituel, ni cadre supérieur, enseignant, chômeur, vous n'êtes pas blessé, vous n'êtes pas hautement respecté, vous n'êtes pas productif, vous n'êtes pas bla-bla-bla-bla. Remplissez les espaces vides. Dessinez plusieurs espaces, remplissez-les, dessinez autant d’espaces que vous avez besoin de remplir. Empilez-les tous dans le coffre à jouets, transportez-les au bord d'une falaise, et jetez-les au loin. Regardez-les dériver en bas, si joliment dans la brise. Faites signe de la main. Dites, au revoir je me suis bien amusé avec vous et bon débarras !

 

Quand ils seront hors de vue (cela prendra un certain temps, soyez patient), demandez-vous ceci : qui suis-je maintenant? Et la réponse vous comblera en sachant que vous êtes le grand monde vert, vous êtes les animaux et l'air, vous êtes étoile, vous êtes moi, vous êtes (croyez-le) Dieu Tout-Puissant. Et vous allez regarder ce que vous aviez l'habitude de penser comme vos mains et vos jambes, vous caresserez votre coiffure et votre joue, vous allez mettre vos doigts sur votre cœur qui bat. Vous allez vous palper pour réaliser que vous êtes encore ici, vous êtes vivant, réel, humain et puissant. Vous n'êtes pas tombé par-dessus la falaise avec vos identités, vous n'êtes pas mort, il y avait encore quelque chose qui restait après tout ce qui a été lancé, et qu’est-ce que c’était de tout toute façon? Et vous vous réjouirez, oh oui, vous ne serez pas en mesure de vous en empêcher. Vous allez étendre vos bras et tournoyer, vous allez chanter et rire jusqu'à ce que votre ventre fasse mal, et de grosses larmes pesantes sillonneront votre visage et vous enjoliveront comme des bijoux.

 

Puis, des gens viendront à vous, et ils sembleront blessés, et vous vous souviendrez de ce même visage dans le miroir, et ils vous diront, Que savez-vous? Et vous aurez envie de leur dire, tout, ainsi que vous, mais vous ne le savez tout simplement pas. Et ils diront : aidez-moi à avoir ce que vous avez, aidez-moi à arrêter mon mal, et vous leur direz comment ils peuvent s'aider eux-mêmes à cesser d’avoir mal, et ils s'opposeront. Ils diront : Mais ceci et mais cela. Ils diront, je veux être libre, mais je veux aussi juste cette autre chose --- bien, et peut-être également ceci aussi, juste ce petit ceci. Peut-être que je peux bourrer ces deux petites choses dans ma poche, et vous direz, mais la poche doit aussi s’en aller, et ils argumenteront.

 

Ils vous diront qu'ils veulent garder les bonnes choses, mais jeter les mauvaises. Et vous direz, mais tout cela est un mensonge, les deux faces d'une pièce au goût amer. Ils s'en iront, sans doute fâchés, souffrant encore et se demandant pourquoi.

 

Et vous allez demeurer éveillé la nuit avec vos bras autour d'eux à l'intérieur de votre cœur qui est le monde entier, et vous prendrez la douleur dans votre cœur qui peut la prendre. Elle passera à travers votre cœur comme de l'eau à travers un tamis, et pendant que leur souffrance passe à travers vous, vous la sentirez brûler comme de l'acide. Puis, plus rien, suivi par le silence et la tranquillité, en dehors du mensonge qu’est le temps."

 

Jan Frazier

 


30/04/2019
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Le pardon sans peine en 4 leçons

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Leçon N°1 : C’est le bavardage dans mon esprit que je suis en train de pardonner.

 

Lorsque j’ai commencé à mettre le pardon en pratique, je m’essayais à pardonner aux autres ce qu’ils m’avaient fait. C’était nébuleux et difficile. Parfois, le pardon ressemblait à me laisser utiliser et violenter comme un paillasson. Et moi là-dedans ?

 

Et puis, une occasion s’est présentée. J’avais projeté de me marier avec le petit ami que je fréquentais depuis 13 ans, d’arrêter mon travail et de me rendre dans le lieu de mes rêves : Colorado Springs. Tout avait l’air de se passer comme je le souhaitais jusqu’au jour où j’ai entendu le silence à l’autre bout de la ligne de téléphone et où j’ai su que tout était sur le point de s’écrouler sur moi. Mon ami n’allait pas se marrier avec moi. Ma leçon du jour du livre d’exercices du Cours sur les miracles était la leçon 122 : « Le pardon offre tout ce que je désire. ». Déterminée à me servir de l’expérience comme leçon de pardon, je décidai d’écrire dans mon journal tout au long de la journée. En faisant ça, je remarquai tout le bavardage dans mon esprit. Il y avait tant de pensées inquiétantes et qui me faisaient peur ! En observant le bavardage, je commençai à me rendre compte de l’origine de ma douleur et de ma peur. Je me demandai dans mon journal : «  Est-ce que ça pourrait être aussi simple que de pardonner le bavardage et de reconnaître qu’il n’est pas réel ? » Dès que j’écrivis ça, j’eus l’expérience d’un fort sentiment de déjà vu. Je sus que quelque chose de puissant venait de se produire.

 

Bien que ma vie semblait ne tenir qu’à un fil, je décidai de ne pas essayer moi-même de régler les choses. Je décidai de faire un « saut de foi » et de laisser être ce qui devait être. Je lâchai prise du bavardage et je soutins amoureusement mon ami lorsqu’il me dit qu’il ne voulait pas se marier. Et puis il se produisit une chose étonnante : je me sentais heureuse ! la situation extérieure ne semblait pas aller dans mon sens, mais je me sentais libre ! j’avais fais mon premier saut de géant vers la paix.

 

Leçon N°2 : Les pensées qui sont dans mon esprit se réflètent dans le monde que je vois et dont je fais l’expérience.

 

La seconde grande leçon qui se présenta vint de ma fille de 7 ans. Je commençai à sentir qu’elle me contrôlait. Elle se pendait à moi et ne ne me laissait pas me déplacer librement dans la maison. Si elle n’avait pas ce qu’elle voulait, elle me donnait des coups de pied et me frappait. Elle ne voulait pas me laisser seule étudier le Cours ou méditer. Je ressentais de la rage contre elle et j’étais incertaine quant à mes sentiments.

 

Au lieu de dénier mes ressentis, je décidai de les regarder. J’écrivis dans mon journal que je la haïssais. (C’était dur à voir en face, mais c’était important). J’écrivis que je me sentais contrôlée par elle. Et puis j’essayai d’en comprendre la raison. Je commençai à observer notre relation et mes pensées sur notre relation. Un jour, je voulus qu’elle mette son manteau à l’arêt du bus et elle refusa. Je sentis la rage se lever en moi. Après que je l’ai finalement mise dans le bus (avec son manteau, au fait), je me demandai : « qu’est-ce qui vient de se passer ? » Je me rendis compte que j’étais en colère lorsqu’elle ne m’obéissait pas instantanément, sans question. En considérant davantage cette pensée, je me rendis compte que je pensais que si ma fille n’était pas obéissante, j’étais alors une mauvaise mère. Je réalisai aussi que j’étais inquiète de ce que penseraient les gens si ma fille se montrait à l’école sans son manteau par une matinée froide. Je pensai qu’ils penseraient que j’étais une mauvaise mère.

 

Je passai des semaines à écrire mon journal sur ma relation avec ma fille et je finis par me rendre compte que je désirais la contrôler. J’essayais de m’assurer qu’elle était obéissante, talentueuse, bonne à l’école, etc. de sorte que je ne sois pas une mauvaise mère. Je vis ma fille comme un reflet de ma propre absence de mérite. Oh mon Dieu ! Cela m’ouvrit les yeux !

 

Ma relation avec ma fille était une projection de la culpabilité, de la peur et de l’absence de mérite qui étaient dans mon esprit, tout ça venant de la croyance fausse selon laquelle je suis séparée de Dieu. Et c’est ça qui a besoin d’être pardonné.

 

(Et je suis heureuse de dire qu’à mesure que je lâche prise de cette fausse croyance et de ses atteintes dans mon esprit, ma relation avec ma fille se guérit sans efforts.)

 

Leçon N°3 : J’ai le choix ! Je peux choisir quelles pensées je veux garder et de quelles pensées je veux lâcher prise !

 

En me donnant le message qui suit, le Saint-Esprit m’enseigna que je pouvais choisir de lâcher prise de mes pensées d’ego et qu’il n’y avait aucun pouvoir qui pouvait m’empêcher de faire ce choix si je choisissais de le faire.

 

Je n’ai pas à croire en mes pensées.. Il n’y a pas de loi dans le monde ni parmi les lois de Dieu pour m’ordonner de croire à ce que je ne choisis pas de croire. En cela réside ma liberté. Car dans cette pensée, je vois que je suis tout à la fois le prisonnier, le geôlier et la prison. Si je choisis de rester emprisonné, au moins puis-je reconnaître que c’est mon choix et me réjouir de cette liberté. Quand je suis fatiguée de mes barreaux et de mes habits rayés, je peux les laisser aller et ils disparaîtront à volonté, car en vérité ils n’existent pas ailleurs que dans mes pensées de rêves, qui sont seulement de l’imagination.


Leçon N°4 : Je fais le seul choix qui ait un sens : la vérité de qui Je Suis.

 

Le Saint-Esprit me donna aussi le message suivant qui m’aida à voir qu’il n’y a qu’un seul choix qui ait du sens : choisir la vérité de qui Je Suis.

 

Il semble que tu aies de nombreuses relations, mais c’est simplifié si d’abord tu peux voir qu’il n’y en a que deux. A chaque instant, avec chaque pensée, tu as une relation soit avec l’ego, soit avec le Saint-Esprit. Toute autre relation apparente est une illusion. Elle n’existe pas. Il n’y en a que deux.

 

Une fois que tu acceptes cette simplification, il y en a encore une autre. L’ego n’est qu’un aspect de ton imagination. Peut-on alors l’appeler une vraie relation ? Si ce qui est imaginé n’est pas réel, quelle est la seule vraie relation ?  Pense à ça aujourd’hui – et sois contente.

 

Clôture :

 

Le pardon est le seul cadeau que je fais.

C’est à moi que je pardonne.

Le cadeau se reflète dans le monde que je vois,

Il m’est renvoyé.

En voyant l’état sans culpabilité,

Je sais que mon cadeau a été donné.

En voyant l’amour,

Je sais que mon cadeau a été donné.

En voyant que tu es moi et que je suis Un,

Je sais que mon cadeau a été donné.

Aussi, dans l’Amour, je me dis :

 « Accepte ce cadeau. Le pardon est le cadeau que je fais. »



Regina Dawn Akers

Source:  http://www.ReginaDawnAkers.com


01/04/2019
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Penser avec le coeur ?


 

 

Gary : Certains élèves du Cours, ou des gens qui pensent en être, disent qu'il faut oublier l'esprit et penser avec le coeur. Ils affirment que l'on ne peut avoir de l'amour qu'avec son coeur. Vous savez, "le coeur de la conscience du Christ" et tout le tralala.

 

Pursah: Je regrette de les décevoir, mais tu ne peux pas penser avec le coeur. Le coeur est une partie du corps. Il ne contient pas un petit cerveau, et d'ailleurs le cerveau n'est aussi qu'une partie du corps. L'esprit n'est pas dans le cerveau, c'est le cerveau qui est dans l'esprit.

 

Nous comprenons pourquoi les gens qui insistent sur le coeur parlent d'amour. Il n'y a rien de mal à en parler, mais on ne trouve pas l'amour réel et permanent simplement en en parlant, ni en s'efforçant de mieux aimer, ni même en tentant d'imiter Jésus. On le trouve en détruisant les obstacles qui empêchent de l'atteindre. Tu devrais toujours chercher à pardonner tout ce que tu as placé entre toi et ta vraie nature. L'ego est une formidable illusion. C'est comme une machine. Il persiste sans cesse et c'est pourquoi tu dois être vigilant. Rappelles toi toujours cette citation vitale du Cours :

 

"Ta tâche n'est pas de chercher l'amour, mais simplement de chercher et de trouver eu-dedans de toi toutes les barrières que tu as bâties contre lui. Il n'est pas nécessaire de chercher ce qui est vrai, mais il est nécessaire de chercher ce qui est faux".

 

Gary Renard – "les vies ou Jésus et Bouddha se connaissaient"


01/04/2019
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