INTEGRAAL-concept

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Articles de sources externes sur la non-dualité

Sélection de textes de sources diverses en rapport direct avec le mouvement non-duel


Le pardon sans peine en 4 leçons

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Leçon N°1 : C’est le bavardage dans mon esprit que je suis en train de pardonner.

 

Lorsque j’ai commencé à mettre le pardon en pratique, je m’essayais à pardonner aux autres ce qu’ils m’avaient fait. C’était nébuleux et difficile. Parfois, le pardon ressemblait à me laisser utiliser et violenter comme un paillasson. Et moi là-dedans ?

 

Et puis, une occasion s’est présentée. J’avais projeté de me marier avec le petit ami que je fréquentais depuis 13 ans, d’arrêter mon travail et de me rendre dans le lieu de mes rêves : Colorado Springs. Tout avait l’air de se passer comme je le souhaitais jusqu’au jour où j’ai entendu le silence à l’autre bout de la ligne de téléphone et où j’ai su que tout était sur le point de s’écrouler sur moi. Mon ami n’allait pas se marrier avec moi. Ma leçon du jour du livre d’exercices du Cours sur les miracles était la leçon 122 : « Le pardon offre tout ce que je désire. ». Déterminée à me servir de l’expérience comme leçon de pardon, je décidai d’écrire dans mon journal tout au long de la journée. En faisant ça, je remarquai tout le bavardage dans mon esprit. Il y avait tant de pensées inquiétantes et qui me faisaient peur ! En observant le bavardage, je commençai à me rendre compte de l’origine de ma douleur et de ma peur. Je me demandai dans mon journal : «  Est-ce que ça pourrait être aussi simple que de pardonner le bavardage et de reconnaître qu’il n’est pas réel ? » Dès que j’écrivis ça, j’eus l’expérience d’un fort sentiment de déjà vu. Je sus que quelque chose de puissant venait de se produire.

 

Bien que ma vie semblait ne tenir qu’à un fil, je décidai de ne pas essayer moi-même de régler les choses. Je décidai de faire un « saut de foi » et de laisser être ce qui devait être. Je lâchai prise du bavardage et je soutins amoureusement mon ami lorsqu’il me dit qu’il ne voulait pas se marier. Et puis il se produisit une chose étonnante : je me sentais heureuse ! la situation extérieure ne semblait pas aller dans mon sens, mais je me sentais libre ! j’avais fais mon premier saut de géant vers la paix.

 

Leçon N°2 : Les pensées qui sont dans mon esprit se réflètent dans le monde que je vois et dont je fais l’expérience.

 

La seconde grande leçon qui se présenta vint de ma fille de 7 ans. Je commençai à sentir qu’elle me contrôlait. Elle se pendait à moi et ne ne me laissait pas me déplacer librement dans la maison. Si elle n’avait pas ce qu’elle voulait, elle me donnait des coups de pied et me frappait. Elle ne voulait pas me laisser seule étudier le Cours ou méditer. Je ressentais de la rage contre elle et j’étais incertaine quant à mes sentiments.

 

Au lieu de dénier mes ressentis, je décidai de les regarder. J’écrivis dans mon journal que je la haïssais. (C’était dur à voir en face, mais c’était important). J’écrivis que je me sentais contrôlée par elle. Et puis j’essayai d’en comprendre la raison. Je commençai à observer notre relation et mes pensées sur notre relation. Un jour, je voulus qu’elle mette son manteau à l’arêt du bus et elle refusa. Je sentis la rage se lever en moi. Après que je l’ai finalement mise dans le bus (avec son manteau, au fait), je me demandai : « qu’est-ce qui vient de se passer ? » Je me rendis compte que j’étais en colère lorsqu’elle ne m’obéissait pas instantanément, sans question. En considérant davantage cette pensée, je me rendis compte que je pensais que si ma fille n’était pas obéissante, j’étais alors une mauvaise mère. Je réalisai aussi que j’étais inquiète de ce que penseraient les gens si ma fille se montrait à l’école sans son manteau par une matinée froide. Je pensai qu’ils penseraient que j’étais une mauvaise mère.

 

Je passai des semaines à écrire mon journal sur ma relation avec ma fille et je finis par me rendre compte que je désirais la contrôler. J’essayais de m’assurer qu’elle était obéissante, talentueuse, bonne à l’école, etc. de sorte que je ne sois pas une mauvaise mère. Je vis ma fille comme un reflet de ma propre absence de mérite. Oh mon Dieu ! Cela m’ouvrit les yeux !

 

Ma relation avec ma fille était une projection de la culpabilité, de la peur et de l’absence de mérite qui étaient dans mon esprit, tout ça venant de la croyance fausse selon laquelle je suis séparée de Dieu. Et c’est ça qui a besoin d’être pardonné.

 

(Et je suis heureuse de dire qu’à mesure que je lâche prise de cette fausse croyance et de ses atteintes dans mon esprit, ma relation avec ma fille se guérit sans efforts.)

 

Leçon N°3 : J’ai le choix ! Je peux choisir quelles pensées je veux garder et de quelles pensées je veux lâcher prise !

 

En me donnant le message qui suit, le Saint-Esprit m’enseigna que je pouvais choisir de lâcher prise de mes pensées d’ego et qu’il n’y avait aucun pouvoir qui pouvait m’empêcher de faire ce choix si je choisissais de le faire.

 

Je n’ai pas à croire en mes pensées.. Il n’y a pas de loi dans le monde ni parmi les lois de Dieu pour m’ordonner de croire à ce que je ne choisis pas de croire. En cela réside ma liberté. Car dans cette pensée, je vois que je suis tout à la fois le prisonnier, le geôlier et la prison. Si je choisis de rester emprisonné, au moins puis-je reconnaître que c’est mon choix et me réjouir de cette liberté. Quand je suis fatiguée de mes barreaux et de mes habits rayés, je peux les laisser aller et ils disparaîtront à volonté, car en vérité ils n’existent pas ailleurs que dans mes pensées de rêves, qui sont seulement de l’imagination.


Leçon N°4 : Je fais le seul choix qui ait un sens : la vérité de qui Je Suis.

 

Le Saint-Esprit me donna aussi le message suivant qui m’aida à voir qu’il n’y a qu’un seul choix qui ait du sens : choisir la vérité de qui Je Suis.

 

Il semble que tu aies de nombreuses relations, mais c’est simplifié si d’abord tu peux voir qu’il n’y en a que deux. A chaque instant, avec chaque pensée, tu as une relation soit avec l’ego, soit avec le Saint-Esprit. Toute autre relation apparente est une illusion. Elle n’existe pas. Il n’y en a que deux.

 

Une fois que tu acceptes cette simplification, il y en a encore une autre. L’ego n’est qu’un aspect de ton imagination. Peut-on alors l’appeler une vraie relation ? Si ce qui est imaginé n’est pas réel, quelle est la seule vraie relation ?  Pense à ça aujourd’hui – et sois contente.

 

Clôture :

 

Le pardon est le seul cadeau que je fais.

C’est à moi que je pardonne.

Le cadeau se reflète dans le monde que je vois,

Il m’est renvoyé.

En voyant l’état sans culpabilité,

Je sais que mon cadeau a été donné.

En voyant l’amour,

Je sais que mon cadeau a été donné.

En voyant que tu es moi et que je suis Un,

Je sais que mon cadeau a été donné.

Aussi, dans l’Amour, je me dis :

 « Accepte ce cadeau. Le pardon est le cadeau que je fais. »



Regina Dawn Akers

Source:  http://www.ReginaDawnAkers.com


01/04/2019
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Penser avec le coeur ?


 

 

Gary : Certains élèves du Cours, ou des gens qui pensent en être, disent qu'il faut oublier l'esprit et penser avec le coeur. Ils affirment que l'on ne peut avoir de l'amour qu'avec son coeur. Vous savez, "le coeur de la conscience du Christ" et tout le tralala.

 

Pursah: Je regrette de les décevoir, mais tu ne peux pas penser avec le coeur. Le coeur est une partie du corps. Il ne contient pas un petit cerveau, et d'ailleurs le cerveau n'est aussi qu'une partie du corps. L'esprit n'est pas dans le cerveau, c'est le cerveau qui est dans l'esprit.

 

Nous comprenons pourquoi les gens qui insistent sur le coeur parlent d'amour. Il n'y a rien de mal à en parler, mais on ne trouve pas l'amour réel et permanent simplement en en parlant, ni en s'efforçant de mieux aimer, ni même en tentant d'imiter Jésus. On le trouve en détruisant les obstacles qui empêchent de l'atteindre. Tu devrais toujours chercher à pardonner tout ce que tu as placé entre toi et ta vraie nature. L'ego est une formidable illusion. C'est comme une machine. Il persiste sans cesse et c'est pourquoi tu dois être vigilant. Rappelles toi toujours cette citation vitale du Cours :

 

"Ta tâche n'est pas de chercher l'amour, mais simplement de chercher et de trouver eu-dedans de toi toutes les barrières que tu as bâties contre lui. Il n'est pas nécessaire de chercher ce qui est vrai, mais il est nécessaire de chercher ce qui est faux".

 

Gary Renard – "les vies ou Jésus et Bouddha se connaissaient"


01/04/2019
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Les conditions qu'un(e) partenaire doit remplir dans une relation

Un article dérangeant pour beaucoup, mais aussi un des articles les plus lucides, les plus directs et les plus intelligents que j'ai pu lire à propos de la relation. A replacer dans le contexte, évidemment, de la non-dualité du Cours en miracle.

 

 

 

Il y a toujours l'espoir que, de quelque façon, par un simple effort de volonté, de la gentillesse, du charme, des gâteries ou de la manipulation, vous pourrez changer votre partenaire.

 

Vous avez travaillé fort et avez suivi de nombreuses formations dans le but d'avoir une influence plus efficace sur votre environnement. Votre croyance est que la relation sera complète et que vous serez heureux dès le moment où votre partenaire comblera les besoins que vous pensez avoir. Votre liste de besoins est très longue et, une fois cette liste dûment remplie, vous pourrez vous accorder le luxe de ressentir de la joie et de considérer votre relation comme étant un succès.

 

Vous avez peut-être remarqué que vous n'avez jamais réussi à amener votre partenaire à combler votre liste de besoins. C'est vraiment malheureux parce que, dans votre système de croyances, vous n'avez droit au bonheur que si votre liste est complète.

 

Alors, vous travaillez un peu plus fort, vous faites quelques formations de plus, vous acceptez de faire des compromis - n'importe quoi - aussi longtemps que votre partenaire semble commencer à répondre aux besoins que vous pensez avoir.

 

Ne pouvez-vous pas voir l'effort que vous faites pour manipuler votre partenaire ?

Ne pouvez-vous pas réaliser que vous avez créé une situation dans laquelle le bonheur est à l'extérieur de vous et où l'acceptation de la réalité qu'est votre partenaire est impossible ?

Il ou elle vous désappointe continuellement. Vous êtes sur le point d'atteindre un état de paix parfaite et, chaque fois, il ou elle gâche votre sérénité.

Êtes-vous d'accord pour abandonner votre liste et pour prendre conscience du bonheur qui est déjà là ?

Avez-vous la volonté d'accepter votre partenaire sans aucune condition ?

Aussi longtemps que vous garderez votre liste, ceci sera impossible.

 

Vous vous dites avec angoisse : «Mais il y a des choses que je dois obtenir d'un partenaire ! Il ou elle doit m'apporter la sécurité, la fidélité, le support, le respect et l'affection. Si je ne peux obtenir ces choses, il vaut mieux être seul(e) ou mourir. Dans le fond, je suis mieux de laisser tomber cette relation».

 

Enfant de Dieu, avez-vous la volonté de voir que VOUS ÊTES toutes ces choses ? Elles ne viennent pas de l'extérieur de vous.

 

«Mais un partenaire doit me les apporter !» dites-vous, et vous vous précipitez d'un conseiller à un autre qui sera d'accord avec vous et vous confirmera que, oui, vous avez besoin de ces choses et, non, vous ne les recevez pas.

 

Voyons comment nous pouvons amener votre partenaire à vous les donner.

Laissez-vous murmurer dans la brume de vos illusions que, ces choses, vous les avez déjà. Ce sont les cadeaux que vous amenez avec Dieu dans votre relation.

Vous pensez que vous avez un travail à faire dans le but de créer de l'amour dans la relation. Nous disons que non.

L'Amour est déjà là.

Vous pensez qu'il y a un effort à faire pour développer de la confiance et de la fidélité dans la relation.

Nous vous disons que tout est déjà là.

Vous écoutez de nombreux conseillers qui vous expliquent comment amener ces choses à l'intérieur de votre relation.

Vous ne créez pas de relation puisque la relation existe déjà.

 

Tous ce que vous avez à faire est de laisser de la place libre et permettre à la relation de se réaliser par votre intermédiaire. Vous ne pouvez travailler sur une relation : vous remettez la relation à Dieu, à l'Univers, à l'Amour.

 

Il existe une peur immense reliée au fait de laisser tomber votre liste car, sans elle, comment pouvez-vous évaluer si la relation est un succès ou un échec ?

Le succès ne fait pas partie d'une relation.

 

Vous êtes soit dans une relation par l'entremise de l'Univers, soit dans une tentative de maintenir par vous-même les morceaux d'une structure ensemble.

 

Nous disons : «Une relation sainte est la rencontre de deux personnes qui partagent ensemble la volonté de l'Univers et qui permettent l'expansion de l'Amour. Toute autre situation n'apportera que la séparation. La relation existe déjà, puisque vous êtes en relation et que c'est l'oeuvre de l'Univers de vous avoir réunis».

 

Enseignements tirés du Cours en Miracles, auteur inconnu

 


01/03/2019
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Le monde est une illusion

 

Le texte ci-dessous est extrait d'une interview de William Thetford (WT), Ph.D, co-script du Cours en miracles avec Hélen Schucman, accordé au New Realities Magazine (NR) en 1984.

 

 

NR : Un des concepts les plus provocateurs que présente le cours (en miracles) est que ce monde est illusoire, non réel, et que Dieu n'est vraiment pas investi en lui. Que Dieu est uniquement investi et concerné par nous, pas par nos choses, et que c'est nous qui valorisons ces choses et non Dieu. C'est un concept très difficile à appréhender et avec lequel traiter, non?

 

WT : Oui en effet ! C'est un défi et un problème pour nous tous. Mais comme vous le savez, de nombreux physiciens du XXe siècle ont beaucoup écrit sur les implications de la mécanique quantique sur le mysticisme et la pensée mystique.

 

Ken Wilbur a récemment édité un livre intitulé « Quantum Question ». Ce livre traite de la question de la réalité physique et des expériences mystiques dans les écrits d'Einstein, Heisenburg, Eddington, Schroedinger et un certain nombre de physiciens gagnants du prix Nobel. Wilber souligne que tous ces remarquables scientifiques ont développé une vue transcendantale ou mystique du monde. Alors que la physique moderne ne prouve pas que le mysticisme est vrai, il supprime d’importants obstacles théoriques à la possibilité d’une réalité spirituelle. En effet, l'univers matériel solide s’est dissous dans une série d’équations mathématiques abstraites.

 

Le point ici est que beaucoup de physiciens regarde le monde matériel de la même manière que le fait le cours ; que ce monde est une illusion puisque la matière physique n'est plus compréhensible en termes de conscience sensorielle. D'une certaine manière, nous percevons quelque chose qui n’est pas là, qui n'existe pas, et c'est notre perception qui lui confère une réalité. La question devient alors, quelle est la nature du pouvoir soutenu qui se cache derrière tous les formes ?

 

Le cours met l’emphase sur la modification ou le renversement de la perception pour tout ce qui s'applique à nos vies, non seulement l'univers externe, et plus particulièrement dans le domaine de nos relations - la façon dont nous nous regardons nous-mêmes et regardons les autres. Comme nous changeons notre perception, ou plutôt à mesure que nous changeons nos attitudes pour passer de la peur à l’amour, de la culpabilité à l'acceptation totale, alors ce que nous considérons comme un univers limité change aussi.

 

Tout ce qui est périssable est considéré comme une illusion, et tout ce qui est éternel est la véritable connaissance et vient de Dieu. Alors l’objectif du cours est de nous rendre capable de transformer notre perception jusqu'à un point, le point où Dieu peut nous prendre dans la connaissance. Son objectif immédiat est de nous aider à éliminer les obstacles dans notre conscience pour que nous prenions conscience de la présence de l'amour dans notre vie quotidienne, et c’est tout ce qu’est le miracle finalement.

 

Lorsque nous commençons à reconnaître et à accepter la présence de l'amour de Dieu dans nos vies, bon nombre des autres questions soulevées disparaissent tout simplement. Elles ne semblent plus pertinentes, parce que ce sont des questions soulevées par l'ego et qu’elles sont fondées sur la perception d'un univers confiné et limité.

 

Source : http://www.miraclescenter.us/thetford.htm


01/02/2019
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Respecter la dimension spirituelle d'Un Cours en miracle

Le Cours est décrit comme pouvant être étudié par soi-même, mais le Soi ne signifie pas le petit soi en tant que tel. C’est là que les troubles commencent. Il est très difficile de savoir si nous nous adressons au Saint-Esprit ou non. Ceux qui disent refiler leurs problèmes au Saint-Esprit n’ont rien compris. Nous ne pouvons pas Lui décharger les effets, car Il n’est pas Celui qui les a causés, mais ce que nous devons faire est de regarder avec Lui les pensées que nous partageons avec l'ego.


Ces sont les seuls choix que nous ayons, soit de regarder à partir du système de pensée de l'ego soit à partir de celui du Saint-Esprit. Nous devons avoir un enseignant, mais c’est à nous de le choisir. Quand je dis être capable de le faire par moi-même, c’est avec mon ego, car il trouve personnellement insultant d’avoir à le faire avec quelqu'un d’autre.


Une autre forme du problème d’autorité serait la façon dont les gens traitent le Cours. Il y en a qui disent : "Je connais le Cours, je l’ai fait l’an dernier". Si vous êtes un étudiant sérieux après un an vous ne faites que commencer à comprendre ce dont il parle. Il représente un système de pensée que nous sommes bien loin de comprendre. Nous ne sommes qu’à l’école maternelle. Il est écrit de façon à nous parler à tous les niveaux et là où nous sommes rendus. Si vous dites l’avoir terminé en un an, c’est que vous craignez ce qu’il vous dit. Le Cours devrait être traité avec beaucoup d’humilité et de respect en voyant qu’il m’amène dans un état beaucoup plus haut que celui auquel je suis rendu présentement. Si je crois avoir terminé, je ne le laisserai jamais m’enseigner beaucoup plus. Si nous nous voyons demander à Jésus pour des places de stationnement, il faut voir que nous demandons très peu. Il serait mieux de lui demander la paix de Dieu, car c’est vraiment ce que nous voulons.


Avec la pratique continue, vous croirez que le Cours a changé, mais c’est plutôt vous qui voyez plus clairement. Il y a une ligne merveilleuse dans le Texte qui dit : "Soyez humbles face à Lui, mais grand en Lui". Nous sommes grands par notre état christique et notre filiation avec Dieu et nous partageons donc la majesté et la grandeur du Ciel. Le problème est de croire l’avoir volé et cela nous fait sentir terriblement coupables et craintifs. L’humilité entre en scène lorsque je reconnais cette vérité, mais aussi que je ne suis pas encore rendu là et que j’ai besoin d’aide pour m’amener du monde misérable que j’ai fait jusqu’au monde merveilleux que Dieu a créé.

Quelqu'un demandait à Ken de parler des différents niveaux de compréhension qu’on peut vivre en faisant le Cours ainsi que la paix et le réconfort qu’on y trouve en le pratiquant. Il répondit : "c’est comme enlever des pelures à un oignon, car vous pouvez lire les mêmes lignes que vous avez lues il y a cinq ans et maintenant vous les comprenez. En ce temps, elles étaient très utiles pour vous et au niveau que vous pouviez alors accepter".


Au début du Cours Jésus disait à Helen et Bill d’étudier les notes qu’il leur avait données, car sinon ils seraient terrifiés par ce qui pourrait arriver plus tard. Vous devez avancer pas par pas, du chapitre 1er au 31ème et lorsque vous le recommencerez, vous croirez lire un livre différent. Le Livre d’Exercices ne devrait être fait qu’une seule fois, bien qu’il soit bon de le relire, mais le Texte est le travail d’une vie entière. Maîtriser ce système de pensée est le travail de toute une vie, car personne ne soupçonne la quantité de déni et de peur qui se trouvent à l’intérieur de chacun. C’est ce qui explique aussi toutes les autres manières de faire le Cours qui se trouvent sur le marché pour nous faire croire que nous pouvons le faire différemment.  (Note : Allusion aux prétendues "suites" du Cours et ouvrages "vulgarisateurs" expliquant qu'il suffit d'en étudier un résumé)


Nous devons approcher l’étude du Cours avec humilité et abandonner nos propres opinions. Nous sommes tentés de prendre la Vérité et de l’apporter dans l’illusion. C’est la tentation de la réduire à notre grandeur. C’est en effet ce que l'ego a fait au début, il a pris l’Autorité et l’Amour de Dieu et les a ramenés à sa hauteur, comme il l'a fait par exemple dans la Bible. Il les a décrits à sa propre image en disant que ce monde est sacré, que certains endroits sont sacrés et que la vie que je crée est sacrée. Ce sont toutes des retombées du problème d’autorité.


C’est la même chose qui se produit avec le Cours, au lieu de respecter son autorité et son auteur et de grandir grâce à son aide, nous l’arrangeons à notre manière. La même chose se produit inconsciemment et subtilement lorsque nous pensons pouvoir mieux aider une personne, en disant à Jésus : "Tu ne peux pas sauver cette personne, mais moi je le peux". C’est encore une autre façon de rejeter son autorité. Tout accomplir par moi-même, c’est dire à l’Autorité "Dieu" qu’Elle ne m’aime pas et qu’Elle ne prend pas soin de moi et quand j’attaque quelqu'un c’est que je crains Sa Présence. Dieu n’a pas fermé la porte, c’est nous qui le faisons à chaque fois que nous justifions une colère.

 

 

LE PROBLÈME DE L'AUTORITÉ RACINE DE TOUS LES MAUX
Atelier donné par Kenneth Wapnick, Ph.D.- Octobre 1989, Roscoe, NY


01/12/2018
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