INTEGRAAL-concept

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Articles de sources externes sur la non-dualité

Sélection de textes de sources diverses en rapport direct avec le mouvement non-duel


Le rêve de séparation

Il y a de la sagesse dans l'article ci-dessous, même si certains aspects sont discutables. Quelque part, Tony Parsons, dans une forme de non-dualisme athée et aride, sous-entend que toute démarche pointant vers l'éveil est vaine, l'éveil échappant à celui qui le cherche. Il s'agirait alors d'une loterie ? d'un fatalisme qui dirait: "moi, je suis libéré, mais ne cherchez pas à l'être, ne faites rien, c'est inutile". Tout cela me parait simpliste et réducteur vis à vis de l'aspect multidimensionnel de notre soi dont le plus grand contenu nous est inconscient avant la libération. Pour dire les choses simplement, laissons chercher et s'enseigner celui qui le veut, car quelque part - Tony Parsons le dit lui-même - il n'a pas le choix. En tout cas pas de choix dans le script de sa vie en dehors de quelques variantes. Mais Il a le choix de la vivre en tant que victime ou en tant responsable comme seul esprit existant, grâce à la conscience de soi, une notion méprisée par l'auteur et qui pourtant est un passage obligé permettant ce choix. Il devrait aussi se souvenir que celui qui trouve sans chercher est celui qui a longtemps cherché sans trouver.  Ceci étant dit, revenir à une certaine simplicité , une spontanéité ne fait pas de mal parfois. Le plus grand danger étant de prendre toute cette affaire d'éveil au sérieux puisque nous sommes déjà éveillés sans le (sa)voir...

Alain

 

 

Tout ce qu’il y a est le rien étant tout. Et en part de ce tout, apparaît la croyance et l’expérience au quotidien d’être un soi séparé – un individu apparent disposant d’une volonté, d’un pouvoir de choix et d’une capacité à agir qui lui seraient propres. Ceci est spécifique à l’homme et est appelé conscience de soi. La plupart des gens prennent cela pour la réalité.

Ce sentiment apparent d’être séparé est à la racine de la souffrance, du mal-être et du sentiment de perte qui conduisent à chercher à y échapper ou à résoudre la situation. C’est l’Etre rêvant qu’il est séparé de lui-même, cherchant urbi et orbi un tout qui n’a jamais cessé d’être. C’est le rêve hypnotique de séparation qui, pour le rêveur, est très réel.

Le dilemme pour le rêveur en recherche est que le sentiment de séparation gouverne la quête de solution ce qui alimente plus avant le sentiment de séparation.

Le développement d’un « esprit » intelligent et capable de compréhension s’accompagne apparemment du pouvoir d’opérer des choix et des actions en une tentative de négocier avec le monde. Ces tractations ne sont pas toujours couronnées de succès et l’individu semble faire l’expérience de souffrances et de plaisirs qui lui seraient propres.

Tout ceci engendre également chez le rêveur une grande considération pour les conseils, les orientations et le contrôle qui émanent en apparence de l’esprit-qui-comprend. Toutefois, tant qu’il y a un sens de la séparation, il subsiste un sentiment d’insatisfaction ou de perte et une recherche visant à le dissiper.

L’entité séparée ne peut que tenter d’imaginer ou de projeter ce à quoi ressemble de ne pas être séparé. Ce qui est recherché est la possibilité d’un but ou d’un état futur pouvant être réalisé et qui, par conséquent, et en toute logique, doit être approchable. A partir de là, la fonction de la recherche et l’enseignement tourné vers le devenir, enferment le chercheur dans un état de constante aspiration à se rapprocher de quelque chose qu’il ne peut saisir. Tout cela est expression de l’Etre, se manifestant en tant que ce bon vieil esprit-qui-comprend, fiable et digne de confiance, fonctionnant de la seule manière qu’il connaisse… en perpétuelle agitation et constante anticipation. C’est cette activité tournée vers le devenir qui très efficacement maintient le chercheur dans le rêve hypnotique d’un élan vers quelque chose qu’il ne peut saisir.

Bien sûr, la Libération peut, apparemment, survenir, totalement à son gré en dépit de tous ces efforts. Le seul autre espoir pour le rêveur, pour l’apparent chercheur spirituel, est de croire en une énergie bienveillante (disons Dieu, la Conscience ou un soi-disant maître illuminé) qui puisse être motivée pour le guider et choisir de l’influencer tout au long d’un cheminement finissant par conduire à la plénitude. Mais il n’est aucun choix à quelque niveau que ce soit. Toutes ces idées de devenir, de but, de dessein, de choix et de destinée naissent au sein du rêve.

Le paradoxe tient à ce que l’Etre bien qu’apparaissant en tant que rêveur en recherche, n’est pas un état qui puisse être imaginé, conçu, atteint ou même réalisé à travers une quête dont il ferait l’objet. Etre ne requiert absolument rien… il est le Rien et le Tout - déjà complétude et plénitude immaculées. Rien n’a besoin d’être transformé ou atteint, abandonné ou trouvé, pour qu’Etre simplement Soit. L’apparence de séparation est simplement l’expression de l’Etre. L’idée même de quelque chose qui aurait besoin d’approcher ce qui est déjà, est merveilleusement futile. L’Etre est un comédien au public qui ne rit jamais.

Le chercheur rêvé éprouve un sentiment de perte et d’indignité et de ce fait se trouve très attiré par les enseignements dans le rêve qui impliquent la purification, l’effort soutenu, l’abandon, la dévotion et la culture de la renonciation et le détachement.

Il y a une sorte d’inéluctabilité logique et d’indéniable honorabilité attachée à ces notions qui résonnent avec le sentiment de manque. La voie quasi sans fin de l’effort assure joyeusement la prorogation de l’expérience individuelle. Ces idées semblent émaner directement de l’histoire d’une sagesse traditionnelle parfaitement cohérente et digne de foi et qui assurément doit être respectée, quand bien même elle ne nous parviendrait plus qu’en tant que mots couchés sur des bouts de papier.

 

Tony Parsons - The open secret. 2006

 


30/06/2018
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Etre en pleine conscience

Osho-Etre-En-Pleine-Conscience.jpg

 

Etre vigilant et concentré : Il y a une chose dont vous n’êtes pas conscient, c’est de vous-même. Quoi que vous fassiez, soyez conscient de vous-même. Vous marchez : soyez conscient de vous-même. Vous écoutez, vous parlez : soyez conscient de vous-même. Vous êtes en colère : soyez conscient de vous-même. En général, vous êtes éparpillé.

 

La vigilance est ce qui fait de vous un maître, et quand je dis un maître, je veux dire quelqu’un qui commande, quelqu’un qui contrôle. Quand je dis : « Soyez un maître », je veux dire ayez une présence intérieure, une présence qui est toujours là. Le simple sentiment de soi crée un centre, un silence, une présence, une maîtrise intérieure. C’est un authentique pouvoir intérieur. Et grâce à ce nouveau pouvoir sur vous-même, à cette nouvelle énergie, de nombreuses choses qui vous dominaient jusqu’à présent se dissolvent spontanément. Vous n’avez même pas besoin de les combattre.

 

En réalité, vous devez vous battre avec votre colère, votre avarice ou votre sexualité uniquement lorsque vous êtes faible. En fait, la colère, l’avarice et la sexualité ne sont pas vos vrais problèmes, votre faiblesse est le seul et véritable problème. Une fois que vous devenez intérieurement plus fort et que vous sentez constamment en vous une présence intérieure – vous sentez que vous êtes – vos énergies sont alors réunies, cristallisées en un seul point et le Soi est alors né. Ce n’est pas un ego qui est né, mais un soi. L’ego est une fausse sensation du Soi. Sans avoir de Soi, vous faites comme si vous en aviez un. L’ego est une fausse notion de quelque chose qui n’existe pas. Soi signifie un centre qui peut tenir ses promesses. Lorsque la mort est proche, la vie devient plus intense et vous êtes centré. Mais si c’est dû à une situation particulière, lorsque cette situation n’existe plus, alors cela disparaît.

 

Il faudrait en réalité que votre expérience du Soi soit permanente, intérieure et non dépendante de situations extérieures. Pour cela, essayez d’être conscient dans toutes vos activités. Assis sur votre chaise, soyez conscient de celui qui est assis et pas seulement de ce qui l’entoure. Fermez les yeux et sentez votre propre présence. Plongez en vous-même et soyez là.

Plus vous êtes inconscient, plus vous êtes éloigné de vous-même. Si vous êtes complètement conscient, vous êtes à votre centre. La pleine conscience est la technique pour se centrer en soi, pour réaliser le feu intérieur. Il est là, caché en nous, mais il peut être découvert. Sans cesse, vous oubliez votre présence. Vos oublis, vos échecs seront une aide. Ils vous montrent votre inconscience. Et si vous êtes un peu plus conscient de votre inconscience, cela signifie que vous êtes déjà un peu plus attentif et vigilant. Le fou qui devient conscient de sa folie est déjà sur le chemin de la guérison.  

 

Vous avez essayé toutes sortes de choses pour vous changer vous-même, mais rien ne semble réussir. Vous êtes toujours le même. Et moi, je vous dis pourtant qu’il existe une clé simple : la pleine conscience. « Soyez vigilant ». Vous pouvez l’appeler pleine conscience, vigilance, rappel de soi ou méditation, tous ces noms sont ceux d’un même remède.  

 

La psychanalyse travaille sur la mémoire, celle de l’enfance du passé. Le passé est révolu. Vous pouvez au mieux aller dans les mémoires du passé mais jamais réellement dans le passé. Vous ne pouvez pas revenir sur ce qui est passé. C’est pourtant ce que l’homme essaie de faire et il en souffre beaucoup. Et la seconde chose qui a dominé le mental humain depuis la nuit des temps, c’est d’arriver à régenter le futur, ce qui, là encore, est impossible. Le futur est pure potentialité. Vous ne pouvez pas savoir ce qu’il sera tant qu’il n’a pas eu lieu. A l’opposé, le passé est pure actualité, il a eu lieu, il ne peut plus être changé. Et entre les deux, l’homme se trouve dans le présent, pensant constamment à ce qui est impossible.

 

Pour l’Orient, aucun problème n’est vraiment grave. Si vous ne prenez pas vos problèmes trop au sérieux, c’est déjà 99 % du problème en moins. L’Orient nous dit que le problème n’a rien à voir avec votre passé, mais avec votre identification au problème. Le vrai problème, c’est que vous vous identifiez au problème. Et c’est la clé pour résoudre tous les problèmes.

Par exemple, la prochaine fois que la colère apparaîtra, soyez juste un observateur, un témoin de ce qui se passe. Le point central est de ne pas s’identifier au problème. Une fois que vous avez appris à maîtriser cela, il n’est plus question d’avoir « tant de problèmes », parce que la même clé va ouvrir toutes les serrures. Elle vous permet de ne pas vous identifier au sexe, à la possessivité ou à vos peurs. La vigilance est le seul remède aux projections du mental. Vous pouvez vous séparer instantanément du problème dans le présent, et seulement dans le présent. L’observation de soi crée une véritable révolution intérieure.  

 

Être témoin est la méthode pour se centrer. La périphérie appartient à l’ego et le centre est lié à l’être. Si vous agissez à partir du centre, pour la première fois, vous commencez à exister par vous-même et non par rapport aux autres. Si vous ne jugez pas, vous ne pouvez pas penser, vous pouvez seulement rester vigilant, un témoin. Penser, c’est ramener le passé sur le moment présent. Etre un témoin, un observateur, c’est être dans le présent. Vous ne ramenez absolument pas le passé. Les artistes, les intellectuels, les philosophes, les personnes littéraires sont des personnes très égoïstes. Plus vous avez des pensées, plus vous avez un gros ego ! Le langage est une nécessité pour communiquer avec les autres mais c’est en même temps un mécanisme dangereux. Le danger est que, plus le mental utilise le langage, plus il s’éloigne du centre.

 

Respirez, soyez vigilant. Et lorsque vous essayez d’être attentif à votre respiration, vous ne pouvez pas penser car le mental ne peut pas penser et observer en même temps. Observez quelque chose et vous vous arrêterez de penser. Pensez et votre qualité de témoin disparaîtra aussitôt. Vous ne pouvez être un témoin qu’à partir du moment où vous êtes mort à votre passé. Vous vous trouvez alors dans le moment présent. Et là, vous ne pouvez ni juger, ni évaluer, ni réfléchir. Que pouvez-vous faire ? Vous pouvez seulement observer.  

 

Osho.

Extrait du livre « Etre en plein conscience » - Editions Jouvence


31/03/2018
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Le script selon Gary Renard

 

La conversation ci-dessous est extraite du  1er livre de Gary Renard: "Et l'univers disparaitra". Ce texte vient compléter et illustrer ce que j'ai écrit dans l'article "Choix et responsabilité". Alain

 

 

Pursah : Ton expérience, c'est que les décisions sont prises ici, mais ce n'est pas vrai. Les décisions ne sont pas prises par le cerveau humain, pas plus qu'elles ne sont prises par celui de ce petit oiseau (cf. Hirondelle). Mais le programmeur n'est pas quelqu'un d'autre. Il n'y a personne d'autre. Nous parlons ici d'autoprédédermination. Ton destin à ce niveau a été scellé par ton marché avec ton ego, et non avec Dieu qui ne fait pas d'ententes. C'est tout ton ego qui est le programmeur envoyant des signaux à ton cerveau. Celui-ci n'est qu'une pièce du matériel. Il transmet les signaux qui disent au corps, l'ordinateur, quoi faire, quoi voir et quoi sentir.

 

Ton expérience, c'est que tu est ici, sur l'écran de l'ordinateur, séparé de Dieu, de tes frères et de tes soeurs, et que tu joues la pensée de la séparation ainsi que le conflit qui accompagne la dualité de ton esprit divisé. Tes frères et tes soeurs font exactement ce que tu veux qu'ils fassent. Nous avons déjà cité le passage du Cours qui enseigne que tu ne te rends pas compte que tu les fais jouer pour toi.

 

Les changements des champs électromagnétiques influent même sur ta façon de voir. Quand tu dis que quelque chose t'est visible, cela signifie simplement que cette chose est située dans la région du spectre électromagnétique perceptible à la vision humaine. L'élément important, c'est que tes décisions ne sont pas réellement prises par toi ici. Elles l'ont été à un niveau entièrement différent lorsque tu as consenti au plan de l'ego. Le seul moyen de sortir du labyrinthe, c'est de retourner à ton esprit juste et de choisir l'interprétation autre que fait le St-Esprit de ce que tu vois, au lieu de celle de ton ego, qui te garde coincé dans son scénario...Toute l'affaire n'est qu'un enregistrement qui se déroule.

 

Pursah : Tu crois peut-être que tu disposes du libre arbitre ici et que tu peux déterminer tout ce qui t'arrive, mais la vérité, c'est que tout est déjà arrivé. Tu ne fait que passer la bande (magnétique). Tu regardes et tu écoutes, en pensant que tout cela est réel et résulte de ta propre volonté ou de ta chance à ce niveau, plutôt qu'une machination provenant d'un autre niveau.

 

Gary : Pourquoi devrais-je alors me donner la peine de faire quoi que ce soit ?

 

Pursah : Pour deux raisons :

 

1-D'abord, même s'il s'agit d'un système fermé, différents scénarios se présentent à toi dans chaque vie. Si tu fais un choix autre que celui du St-Esprit, ta culpabilité inconsciente ne sera pas défaite et tu ne sortiras donc pas du système, mais tu vivras néanmoins une expérience temporairement différente. C'est comme un scénario à options multiples et qui sera mis en scène différemment selon la décision que tu prendras. Si tu prends une certaine décision, tu obtiendras la fille et tu t'amuseras, mais si tu prends une autre décision, tu gâcheras tout et tu te retrouveras en pleine dépression. Il est même possible de revivre une même vie à nouveau, avec un ensemble de résultats terrestres différents. Encore une fois, rien de tout cela ne te mènera ou tu veux réellement être. Tu resteras pris ici, à rechercher un bonheur temporaire. (temporel ?)

 

2- La seconde raison, beaucoup plus importante, pour laquelle tu devrais t'engager dans ta prise de décision, c'est que cela te permettra de retourner à ton esprit juste et de choisir le St-Esprit au lieu de l'ego, ce qui te mènera où tu veux réellement être. Dans le rêve, le pardon a des avantages annexes, dont certains ne te sont pas toujours évidents. (Exemple extrême du pardon évitant un meurtre, donc une incarcération..)

Il y a des milliers de scénarios où, même au niveau de la forme, le pardon produit des résultats, et souvent tu ne te rends pas compte à quel point tu est alors bien mieux que tu ne l'aurais été si tu n'avais pas pardonné. C'est pourquoi tu désires développer ta confiance dans le St-Esprit. Il sait réellement ce qui est le mieux pour toi. Ne pense donc pas qu'il n'est pas important pour toi de prendre en charge ton propre esprit à ce niveau. En effet, c'est à cela que t'entraine le Cours. Le contrôle de ton esprit te donne le même pouvoir de faire cesser la douleur dans ton corps.

 

Gary Renard

"Et l'Univers disparaitra"

 

 


31/01/2018
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Spiritualité ou développement personnel ?

Comme je l'ai déjà avancé dans l'article " Introduction à la non-dualité transcendante" (N°6), l'objectif du développement personnel n'est généralement pas la guérison mentale (psychothérapie) ni l'éveil spirituel (transcendance de l'ego), bien qu'il puisse y contribuer indirectement, mais plutôt l'épanouissement d'une personnalité déjà "saine d'esprit" et la pleine exploitation de son "potentiel" notamment à travers la réalisation de ses désirs et aspirations . Cela ne signifie pas qu'il soit impossible de pratiquer les deux, mais pas en même temps car ils pointent des directions opposées. Or, il est fréquent que le développement personnel soit habillé d'un emballage "spirituel" pour l'anoblir et mieux être vendu sur la toile, dans les réseaux sociaux, les livres ou les stages.

 

Dans son dernier livre " Les vies ou Jésus et Bouddha se connaissaient " qui vient de paraitre il y a quelques semaines, Gary Renard évoque le sujet dans la note préliminaire. Je reproduis ici l'extrait concerné :

 

Alain

 

 

jesus_bouddha.jpg
 

" L'approche utilisée par le Cours en miracle est de défaire votre faux être que l'on appelle l'ego afin de faire l'expérience de votre divinité. Il en sera question bientôt mais soulignons tout d'abord qu'il y a une différence entre la véritable spiritualité et ce que l'on a accepté comme étant de la spiritualité au cours des dernières décennies, nommément le mouvement du développement personnel.

 

Loin de moi l'idée de dénigrer ce mouvement car je m'en suis servi avec succès au cours de ma vie et je ne suis pas un hypocrite. C'est simplement que je sais faire la différence entre le développement personnel et ce que mes instructeurs m'ont enseigné.

 

Le mouvement du développement personnel consiste à obtenir ce que nous désirons, à provoquer les événements, à nous attirer ce qui est extérieur et atteindre nos objectifs. Cette approche est fondée sur une fausse prémice selon laquelle ce que nous désirons nous rendra heureux si nous l'obtenons. En vérité, si nous obtenons ce que nous désirons, nous serons contents brièvement et nous désirerons ensuite autre chose. C'est le jeu de la carotte et du bâton, conçu par l'ego. Le système de pensée de l'ego est fondé sur la séparation : l'idée que nous sommes séparés de notre source, qui est Dieu, et séparés les uns des autres.

 

Or si notre bonheur et notre tranquillité d'esprit dépendent de ce qui se passe dans le monde, nous avons un problème, car la seule chose sur laquelle nous pouvons compter dans ce monde illusoire de l'ego, c'est qu'il change constamment. C'est dans sa nature d'être fugace et transitoire, n'offrant au mieux qu'une satisfaction temporaire.

 

Mais si ce qui se passe dans le monde n'avait aucune importance ? Pour l'ego il s'agit là d'une hérésie, mais si cela n'avait vraiment aucune importance ? Et si nous pouvions être heureux, forts et en paix quoi qu'il se passe dans le monde ? Voila le véritable pouvoir. Ce serait là la vraie force et la vraie liberté, et donc la vraie spiritualité;

 

Ayant enseigné pendant 14 ans dans 30 pays et 44 états américains, je n'ai pu m'empêcher de remarquer, d'après plusieurs questions qui me sont posées, qu'il existe partout un énorme sentiment de manque. Les gens essaient de combler ce manque par rapport à la forme – ce que l'on pourrait appeler l'écran que nous prenons pour notre vie – en obtenant quelque chose qui fera disparaitre, pensent-ils, ce sentiment de manque, par exemple un objet matériel ou une nouvelle relation. Or ils ne cherchent pas au bon endroit. Le manque est à l'intérieur, non à l'extérieur, et sa cause n'est pas celle que pensent la plupart. Comme il est dit dans le Cours, "le sentiment d'être séparé de Dieu est le seul manque que tu as réellement besoin de corriger".

 

Gary Renard


31/12/2017
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L'univers n'existe pas

 

Voici article très court mais très intéressant, écrit par l'obédience scientifique et qui va pourtant dans le sens des non-dualistes radicaux dont je fais partie (Cours en miracles et apparentés). Le contenu dit globalement en substance : S'il y a symétrie parfaite entre matière et anti-matière, le cosmos ne peut pas exister (implicitement... "en réalité"). Les chercheurs "cherchent" en vain pour l'instant une asymétrie qui pourraient les rassurer, mais l'état actuel de leurs conjectures les amènent à conclure à la non-existence de l'univers ! Ainsi, matière et anti-matière seraient seraient elles-mêmes illusion issue de "rien" (ou de tout !) dans une dualité parfaitement symétrique, pour créer l'illusion du monde que nous voyons... Une idée à ne pas mettre entre toutes les mains pour l'instant... ou plutôt entre tous les esprits !

Alain

 

 

 

" L'univers n'existe pas"

Des physiciens cherchant à déterminer la plus petite distinction entre matière et antimatière ont atteint un nouveau record en mesure de précision, tout en dévoilant un paradoxe. Le moment magnétique -grandeur grâce à laquelle on peut définir l'intensité d'une source d'origine magnétique- des protons et antiprotons sont à peine dissemblables, ce qui amènerait à postuler la non-existence de l'univers!

 

Le moment magnétique d'une particule détermine la façon dont elle réagit à une force magnétique externe. Selon un article paru dans la revue Nature, des physiciens sont parvenus à améliorer la précision de mesure du moment magnétique d'antiprotons d'un facteur de 350. La précision de mesure pour l'antimatière est désormais supérieure à celle de la matière: pour l'antiproton, elle s'établit à 2.792 847 344 1 (exprimé en unité de magnéton nucléaire) et à 2.792 847 350 pour le proton. Une distinction à peine perceptible.

 

Cela confirme quoiqu'il en soit que l'antimatière est l'image miroir précise de la matière.

 

Ce qui fait apparaître un problème, déclare le physicien Christian Smorra, participant à l'expérience. Car s'il y a symétrie complète entre matière et antimatière, le cosmos ne pourrait donc pas exister. "Il faut donc fatalement qu'une asymétrie existe quelque part mais nous ne voyons tout simplement pas où elle se situe."

 

Elle se trouve peut-être dans une autre des caractéristiques fondamentales de la particule, comme la masse, soutient Stefan Ulmer, chercheur au CERN, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. "Il y a fatalement une distinction."

 

Source : 7sur7.be/7s7/fr/1506/Sciences


31/10/2017
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