INTEGRAAL-concept

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Articles de sources externes sur la non-dualité

Sélection de textes de sources diverses en rapport direct avec le mouvement non-duel


Respecter la dimension spirituelle d'Un Cours en miracle

Le Cours est décrit comme pouvant être étudié par soi-même, mais le Soi ne signifie pas le petit soi en tant que tel. C’est là que les troubles commencent. Il est très difficile de savoir si nous nous adressons au Saint-Esprit ou non. Ceux qui disent refiler leurs problèmes au Saint-Esprit n’ont rien compris. Nous ne pouvons pas Lui décharger les effets, car Il n’est pas Celui qui les a causés, mais ce que nous devons faire est de regarder avec Lui les pensées que nous partageons avec l'ego.


Ces sont les seuls choix que nous ayons, soit de regarder à partir du système de pensée de l'ego soit à partir de celui du Saint-Esprit. Nous devons avoir un enseignant, mais c’est à nous de le choisir. Quand je dis être capable de le faire par moi-même, c’est avec mon ego, car il trouve personnellement insultant d’avoir à le faire avec quelqu'un d’autre.


Une autre forme du problème d’autorité serait la façon dont les gens traitent le Cours. Il y en a qui disent : "Je connais le Cours, je l’ai fait l’an dernier". Si vous êtes un étudiant sérieux après un an vous ne faites que commencer à comprendre ce dont il parle. Il représente un système de pensée que nous sommes bien loin de comprendre. Nous ne sommes qu’à l’école maternelle. Il est écrit de façon à nous parler à tous les niveaux et là où nous sommes rendus. Si vous dites l’avoir terminé en un an, c’est que vous craignez ce qu’il vous dit. Le Cours devrait être traité avec beaucoup d’humilité et de respect en voyant qu’il m’amène dans un état beaucoup plus haut que celui auquel je suis rendu présentement. Si je crois avoir terminé, je ne le laisserai jamais m’enseigner beaucoup plus. Si nous nous voyons demander à Jésus pour des places de stationnement, il faut voir que nous demandons très peu. Il serait mieux de lui demander la paix de Dieu, car c’est vraiment ce que nous voulons.


Avec la pratique continue, vous croirez que le Cours a changé, mais c’est plutôt vous qui voyez plus clairement. Il y a une ligne merveilleuse dans le Texte qui dit : "Soyez humbles face à Lui, mais grand en Lui". Nous sommes grands par notre état christique et notre filiation avec Dieu et nous partageons donc la majesté et la grandeur du Ciel. Le problème est de croire l’avoir volé et cela nous fait sentir terriblement coupables et craintifs. L’humilité entre en scène lorsque je reconnais cette vérité, mais aussi que je ne suis pas encore rendu là et que j’ai besoin d’aide pour m’amener du monde misérable que j’ai fait jusqu’au monde merveilleux que Dieu a créé.

Quelqu'un demandait à Ken de parler des différents niveaux de compréhension qu’on peut vivre en faisant le Cours ainsi que la paix et le réconfort qu’on y trouve en le pratiquant. Il répondit : "c’est comme enlever des pelures à un oignon, car vous pouvez lire les mêmes lignes que vous avez lues il y a cinq ans et maintenant vous les comprenez. En ce temps, elles étaient très utiles pour vous et au niveau que vous pouviez alors accepter".


Au début du Cours Jésus disait à Helen et Bill d’étudier les notes qu’il leur avait données, car sinon ils seraient terrifiés par ce qui pourrait arriver plus tard. Vous devez avancer pas par pas, du chapitre 1er au 31ème et lorsque vous le recommencerez, vous croirez lire un livre différent. Le Livre d’Exercices ne devrait être fait qu’une seule fois, bien qu’il soit bon de le relire, mais le Texte est le travail d’une vie entière. Maîtriser ce système de pensée est le travail de toute une vie, car personne ne soupçonne la quantité de déni et de peur qui se trouvent à l’intérieur de chacun. C’est ce qui explique aussi toutes les autres manières de faire le Cours qui se trouvent sur le marché pour nous faire croire que nous pouvons le faire différemment.  (Note : Allusion aux prétendues "suites" du Cours et ouvrages "vulgarisateurs" expliquant qu'il suffit d'en étudier un résumé)


Nous devons approcher l’étude du Cours avec humilité et abandonner nos propres opinions. Nous sommes tentés de prendre la Vérité et de l’apporter dans l’illusion. C’est la tentation de la réduire à notre grandeur. C’est en effet ce que l'ego a fait au début, il a pris l’Autorité et l’Amour de Dieu et les a ramenés à sa hauteur, comme il l'a fait par exemple dans la Bible. Il les a décrits à sa propre image en disant que ce monde est sacré, que certains endroits sont sacrés et que la vie que je crée est sacrée. Ce sont toutes des retombées du problème d’autorité.


C’est la même chose qui se produit avec le Cours, au lieu de respecter son autorité et son auteur et de grandir grâce à son aide, nous l’arrangeons à notre manière. La même chose se produit inconsciemment et subtilement lorsque nous pensons pouvoir mieux aider une personne, en disant à Jésus : "Tu ne peux pas sauver cette personne, mais moi je le peux". C’est encore une autre façon de rejeter son autorité. Tout accomplir par moi-même, c’est dire à l’Autorité "Dieu" qu’Elle ne m’aime pas et qu’Elle ne prend pas soin de moi et quand j’attaque quelqu'un c’est que je crains Sa Présence. Dieu n’a pas fermé la porte, c’est nous qui le faisons à chaque fois que nous justifions une colère.

 

 

LE PROBLÈME DE L'AUTORITÉ RACINE DE TOUS LES MAUX
Atelier donné par Kenneth Wapnick, Ph.D.- Octobre 1989, Roscoe, NY


01/12/2018
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Eckart Tolle parle du Cours en miracles

 

Un Cours en miracles a largement inspiré ce grand sage qu'est Eckart Tollé pour élaborer son fameux "The power of now" (le pouvoir de l'instant présent). Vous pouvez retrouver de nombreux autres articles sur le Cours en miracles dans mon ancien blog AXIALMEDIA

Alain

 

 

J’aimerais parler aujourd’hui de quelque chose à propos de quoi les gens me questionnent périodiquement : “Que pensez-vous de ce livre ?”. J’ai donc pensé à l’apporter pour vous dire ce que j’en pense. Mais plus que ça, nous allons voir… parce qu’il n’y a pas grand intérêt à parler de quelque chose. Nous devons le pénétrer plus profondément pour le connaître. Il y a la connaissance au sujet de et la connaissance véritable, c’est différent. Les gens m’ont donc demandé : “Que pensez-vous du livre Un cours en miracles ?

 

Eh bien, le voici. Il est lourd. Les pages sont très fines, comme celles de la Bible, et il est à peu près aussi gros que la Bible. Certains d’entre vous le connaissent bien, l’ont parcouru ou le parcourent toujours. Certains d’entre vous en ont entendu parler. Certains d’entre vous ont essayé de s’y intéresser, mais ne l’ont pas aimé. Certains d’entre vous n’en ont jamais entendu parler. Il existe depuis quelques années. Il est sorti en 1976. C’est un cours d’apprentissage autonome pour la transformation intérieure. Je vous relate ceci très brièvement. Vous êtes supposés l’étudier seuls. Il existe cependant des groupes pour le faire. Il est divisé en trois parties : le long texte, les leçons (une par jour pendant un an, 365 leçons) et le manuel pour enseignants qui est relativement court à la fin du livre.

 

Phénomène incroyable, ce livre a été canalisé. Tout comme pour les autres écrits spirituels, seul un petit pourcentage des oeuvres canalisés sont en réalité très profondes. Le faible pourcentage est le même que pour n’importe quoi d’autre. Parfois, les gens sont impressionnés juste parce que quelque chose est reçu par canal. Autrement dit, un esprit ou une présence s’exprime à travers vous et dès qu’il est dit que c’est canalisé, certaines personnes s’exclament : “Ouah !”. Vous devez toujours vous rappeler le célèbre dicton : “Ce n’est pas parce qu’ils sont morts qu’ils sont intelligents”.

 

Cela peut être très impressionnant au début quand la personne commence à parler : “C’est machin chouette qui vous parle. Bonjour, les entités !”. Et alors vous ne pouvez plus poser de question, (vous restez bouche bée). Et vous êtes là : “Oui !…”. Donc, un faible, un très faible pourcentage des oeuvres canalisés sont profondes et je crois qu’Un cours en miracles est profond. Il n’est certainement pas pour tout le monde et je ne vais d’ailleurs pas vous dire que vous devez le suivre. Non. Vous pouvez. On verra bien. Il n’est pas pour tout le monde. Tout le monde n’en a pas besoin. Si la présence transforme déjà votre vie… C’est au fond là où Un cours en miracles veut vous mener. C’est donc déjà là pour vous.

 

Si la présence transforme déjà votre vie, vos relations, la façon dont vous vivez la réalité, si elle produit déjà cela en amplifiant la paix intérieure, la libération des apparences et des réactions envers autrui et les conditions extérieures, si vous vivez déjà cela, vous n’en avez pas besoin en réalité. Vous pouvez toujours le lire pour le plaisir, mais vous n’en avez pas besoin. Si vous avez suivi cet enseignement et que quelque chose en vous vous a attiré ici, ce qui est réel a reconnu la vérité et dit “Oui !”. Et tandis que vous êtes ici, quelque chose en vous répond. C’est donc merveilleux.

 

Or, si vous le perdez dès que vous interagissez avec les gens et avec les situations et si cela s’est produit continuellement dans votre vie… – Cela arrive à certains. Il y a la présence quand ils sont calmes, quand ils ne sont pas perturbés. C’est magnifique, ils peuvent accéder au silence. Il y a donc déjà une percée énorme, une percée énorme. Vous pouvez accéder au silence quand vous n’êtes contrariés par rien et que votre mental se calme pendant un moment, parce que finalement, vous n’êtes toujours contrariés que par votre mental. On dirait que c’est la situation qui est en cause, mais c’est votre mental qui interprète cette situation qui vous contrarie et vous entraîne dans la perturbation.

 

Donc, si vous pouvez déjà avoir accès à cela dans des moments où…, si vous pouvez retrouver le silence… c’est magnifique. C’est une énorme percée, mais il se peut malgré tout que vous le perdiez très rapidement dès lors que vous entrez en relation avec les autres. Vous retombez alors dans votre fonctionnement habituel comme si vous n’aviez jamais entendu parler d’aucun enseignement spirituel. Vous seuls pouvez savoir cela ou vous pouvez interroger les gens qui vous connaissent si vous ne le savez pas : “Qu’est-ce que tu penses de moi ?”. Des vieux amis, des membres de votre famille. Bon, il se peut aussi que vous n’obteniez pas là une réponse objective !

 

Je vous dirai alors d’essayer d’appliquer les leçons d’Un cours en miracles, parce qu’il met en avant les relations comme pratique spirituelle. L’un des points centraux principaux d’Un cours en miracles consiste à utiliser les relations avec autrui. Le défi le plus difficile dans votre existence, ce sont les relations avec autrui. Il n’y a pas de doute que c’est le plus grand défi. Or, cela ne fait pas de doute non plus que c’est là où la nouvelle conscience doit intervenir pour changer la façon dont vous vous reliez de sorte que vous ameniez une énergie différente et ne contribuiez pas à la folie du monde.

 

Vous amenez donc une énergie différente dans les relations. Vous dissolvez le conflit. Vous êtes celui, celle qui apporte la paix et vous comprenez que c’est là votre priorité dans la vie. Dans la terminologie d’Un cours en miracles, vous devenez un enseignant de Dieu. “Enseignant” ne veut pas nécessairement dire que vous expliquer des choses. Non, vous les vivez et c’est en les vivant que vous les enseigner. Cela peut donc être une chose très utile d’appliquer les leçons, une par jour, parce que les leçons sont censées être appliquées dans les situations quotidiennes, dans les relations. Je vous donnerai plus tard deux ou trois exemples des leçons et de ce qu’elles peuvent faire. Appliquer l’enseignement dans la vie quotidienne, le lieu où les choses sont reflétées. Si vous voulez savoir où vous en êtes dans votre croissance spirituelle, ce qui n’est pas un bon terme… En fait, c’est probablement juste de dire “croissance spirituelle” : affaiblissement personnel, croissance spirituelle.

 

Donc, si vous voulez savoir où vous en êtes dans votre affaiblissement personnel et dans votre croissance spirituelle correspondante, Saint-Paul, était-ce Saint-Paul ? Il en a parlé et dit : “Je dois m’affaiblir et Christ en moi doit croître”. Donc, quelque chose, la lumière commence à passer. Le critère alors… Parfois, il n’est pas facile de savoir où vous en êtes dans votre croissance spirituelle et dans votre affaiblissement personnel. Regardez tous les gens avec qui vous êtes en relation, aussi bien ceux que vous connaissez intimement que les autres. Ils vous reflètent.

 

En l’absence de conflit, vous pouvez résoudre le conflit quand il se présente à vous sous la forme, inévitablement, non pas de chats ni de chiens… – Ils sont OK. Même un chien qui aboie ne représente pas un grand défi, mais un humain qui aboie… Et quand cela se présente à vous, vous êtes capables de ne pas réagir. En termes d’Un cours en miracles, on dira “de pardonner”, de voir à travers l’erreur en l’autre, de voir à travers l’ego. Il est partout. Vous pardonnez et n’assimilez pas le comportement égoïque d’une personne à qui elle est. C’est le pardon.

 

En termes d’Un cours en miracles, on dit : “Si ce n’est pas de l’amour que vous recevez d’un autre humain, c’est un appel à la guérison et à l’aide. Ainsi, le cours interprète différemment la façon dont vous interprétez habituellement quelqu’un de déplaisant, par exemple. Vous voyez cela différemment, le cours dit pour changer vos perceptions. Vous le voyez différemment en comprenant, là où le mental voit une personne odieuse, qu’il y a en réalité un appel à la guérison et à l’aide, parce que cette personne n’est pas en contact avec la réalité de qui elle est. Elle ne connaît pas l’unité de toute vie. Le cours est donc une chose très utile et il comprend beaucoup d’autres choses à appliquer aux interactions avec autrui dans la vie quotidienne, en particulier votre aptitude à guérir les situations.

 

Eckart Tollé.

 

Source:  www.messagescelestes-archives.ca (extrait du texte original)


31/10/2018
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Le veritable but des relations


 

J'ai récemment eu une expérience qui en apparence, ressemblait à celle de la fin d'une relation. Mais j'ai découvert que, en réalité, il s'agissait d'un très grand cadeau orchestré par le Saint-Esprit pour guérir vraiment ce que je ne parvenais pas à regarder en face par le passé. C'était le moment idéal pour examiner sans hésiter, mes convictions les plus profondes – que je ne pensais même pas entretenir encore, pour beaucoup d'entre elles.

 

Cela a semblé douloureux au début, mais je savais que le véritable amour en nous n'est pas douloureux. Alors j'ai décidé d'accueillir les ressentis, afin de permettre à cet apparent inconfort de simplement se manifester et de bien voir la profondeur de celui-ci - à mon grand étonnement, il est allé très, très profond.

 

Mon objectif principal au moment d'entrer dans cette relation était de défaire la particularité et d'approfondir mon expérience de l'amour de Dieu - ce que cette relation a permis de faire. Mais je peux honnêtement dire que lâcher prise de la relation est ce qui a apporté la plus grande guérison en moi. J'étais ouverte à la poursuite de cette relation, alors lorsqu'elle s'est transformée, j'ai éprouvé le sentiment d'être abandonnée et rejetée. Ces paroles bien connues de Carly Simon sont venues à mon esprit : « Haven't Got Time For The Pain » (Je n'ai pas le temps pour la douleur). Mais je savais grâce à mes années d'études et d'entrainement de l'esprit et grâce aux enseignements du Cours, que nous devons être prêts à prendre le temps de bien ressentir la douleur. Comme le Cours l'enseigne, nous devons être prêts à aller dans l'obscurité afin d'obtenir la lumière. Il y avait donc un choix à faire: avoir la volonté de regarder avec l'Esprit ce que j'avais besoin de regarder ou essayer d'enfouir ce que je ressentais dans l'inconscient.

 

J'ai choisi la première solution. J'ai consacré mon énergie à aller dans mon esprit pour mettre à jour toutes mes croyances sur ce que je pensais être l'amour et je les ai données au Saint-Esprit. J'ai écouté en entier les neuf chapitres d'Un Cours En Miracles (UCEM) sur les relations amoureuses particulières (plusieurs fois!) que j'avais laissé quelque peu de côté, dans les recoins de mes pensées. Puis j'ai constaté mes attachements à la forme, mes désirs, mes convictions selon lesquelles je pouvais laisser quelqu'un et selon lesquelles, je pouvais être abandonnée, ma culpabilité de ne pas bien faire les choses, et ainsi de suite. Je n'ai pas essayé d'éviter tout cela ou tenté de faire en sorte de me sentir mieux. Je me suis simplement assise avec l'Esprit et j'ai remis tous ces concepts un par un.

 

Les mesures que j'ai prises au cours de ces dernières années pour lâcher prise et pour consacrer ma vie à Un Seul But ont impliqué un vaste processus de questionnement de mes croyances et des concepts, mais tout à coup, j'ai eu une énorme prise de conscience et j'ai compris que je croyais encore en ces concepts de temps, de mémoire, et au fait d'être une femme sur la planète Terre! En regardant ces croyances, j'ai entendu par l'intermédiaire de Jésus, « Ceci est le coeur de la particularité ». Wow, j'étais abasourdie! J'ai réalisé que non seulement je regardais toujours en arrière, mon passé, mais qu'en plus, je le gardais toujours à l'esprit comme un fait, comme une histoire personnelle, avec de bons souvenirs et de mauvais souvenirs. Ce passé m'identifiait et me tenait au sein d'un concept de soi en tant que personne. Cela a vraiment attiré mon attention et j'ai prié afin que le concept de soi (la croyance en la personne) soit annulé, disparaisse. Le Cours nous enseigne que la seule utilisation correcte de la mémoire est de se souvenir de Dieu. Si la guérison de l'idée de la séparation est notre seul but alors, c'est mésuser de la mémoire que de l'utiliser pour maintenir en place un passé qui, comme nous le dit le Cours, est une reconstitution de la petite idée folle.

 

La mémoire, à un certain point, doit être entièrement consacrée au souvenir de la Vérité de Qui Nous Sommes réellement, et si nous continuons de croire en l'identification à une histoire personnelle qui a été constituée pour cacher notre plus grande réalité, alors nous ne pouvons pas correctement nous rappeler de la Vérité. Ce serait comme essayer de voir le soleil tout en maintenant une couverture épaisse et noire en face de lui. Cela est tout simplement impossible. Comme Jésus le souligne dans UCEM, «La mémoire, comme la perception, est une habileté inventée par toi pour prendre la place de ce que Dieu a donné en ta création. Comme toutes les choses que tu as faites, elle peut être utilisée pour servir un autre but, et pour être le moyen pour quelque chose d'autre. Elle peut être utilisée pour guérir et non pour blesser, si tu le souhaites. " (T-28.I.2)

 

Alors que j'étais assise avec Jésus et que je regardais de très près ma vie, j'ai découvert que même l'expression "ma vie" devait être remise en question. J'ai commencé à voir que je pensais vraiment avoir eu une vie! Maintenant la plupart des gens vont dire : « bien sûr que vous avez eu une vie! » Hummmm ...vraiment? Jésus dit dans UCEM, que nous devons remettre en question toutes nos valeurs. J'ai pu voir que j’avais cette croyance selon laquelle j'avais eu une vie. Mais, vraiment – l'avais-je eu? J'ai constaté que je continuais à regarder en arrière concernant ma vie apparente, et j'ai senti une montée de tristesse à la pensée que quelque chose avait pu être laissé derrière. Quand je suis allé en profondeur dans mon esprit, j'ai pu voir l'ensemble de mon auto-construction selon laquelle Je suis une femme dans un monde. Certaines personnes comptent plus pour moi que d'autres. Quand mon ascension spirituelle m'a tirée en avant et que certaines de ces personnes n'ont plus été avec moi physiquement, j'ai senti comme si un sacrifice avait été fait ainsi qu'un sentiment de perte.

 

J'ai interrogé tout cela avec Jésus et j'ai réalisé que j'étais attachée à un mensonge par l'usage abusif de la mémoire. J'ai vu que ce mésusage de la mémoire se servait de la force de vie pour nourrir ce concept de soi. Je croyais que je pouvais être laissée pour compte ou que quelqu'un pouvait me quitter. Je pouvais sentir que je voulais obtenir de quelque chose ou de quelqu'un pour me permettre de définir Qui Je Suis! J'ai pensé : OK, si personne ne le fait au moins j'aurais mes souvenirs. Ils seront les témoins du fait que j'ai eu une vie, qu'elle était importante, avait une valeur et que j'existe encore! Avec beaucoup d'application, j'ai continué à donner mes croyances et mes tristesses en prière. J'ai commencé à être enseignée à travers les rêves, la nuit, et j'étais souvent réveillée avec la présence intérieure de Jésus. Une nuit, j'ai été éveillée et Jésus a commencé à me parler très directement au sujet de mon utilisation abusive de la mémoire, sur la façon dont cela me retenait et comme j'en mésusais pour me maintenir au sein d'un soi qui avait disparu. Il m'a montré comment, une fois que le processus de dissolution avait commencé, maintenir les choses pouvait être très, très douloureux. Puis j'ai été amenée à lire dans le Cours: « Tu ne te rends pas compte combien tu as mésusé de tes frères en les voyant comme sources de soutien pour l'ego. Le résultat est qu'ils témoignent de l'ego dans ta perception et semblent fournir des raisons pour ne pas en lâcher prise. Or ils sont des témoins bien plus forts et bien plus convaincants pour le Saint-Esprit. Et ils soutiennent Sa force. C'est à toi, donc, de choisir s'ils soutiennent l'ego ou le Saint-Esprit en toi.» T-15.II.4.

 

Alors que j'ai réalisé à quel point j'étais encore subtilement, et pas si subtilement en fait, accrochée à des relations et à une histoire personnelle, j'ai demandé à l'Esprit de défaire mes attachements à un «moi» qui s'est dissout dans la lumière, mais qui est toujours attiré par la particularité. Mon esprit était prêt, et mon cœur aussi était prêt comme jamais auparavant! À ce stade, j'ai été amenée à lire le passage suivant du Cours En Miracles :

 

"Comme la mémoire de Dieu surgit instantanément dans l'esprit qui n'a aucune peur pour garder la mémoire éloignée! Son propre souvenir a disparu. Il n'y a pas de passé pour garder son image effrayante sur le chemin du joyeux réveil à la paix présente. Les trompettes de l'éternité résonnent partout dans le calme, et pourtant ne le troublent pas. Et ce dont il se souvient maintenant ce n'est pas la peur mais plutôt la Cause que la peur était sensée rendre oubliée et défaite. Le calme parle en doux sons d'amour que le Fils de Dieu se rappelle avoir entendus avant que son propre souvenir ne s'interpose entre le présent et le passé pour les exclure. "(T-28.I.13)

 

Il y a une raison pour laquelle J.dit que nous devons remettre en question toutes nos valeurs! Les gens disent toujours qu'ils veulent aller plus loin dans l'expérience vers laquelle le Cours nous oriente ; et cela est mon expérience de constater que si nous appliquons effectivement les directives données par Jésus, l'approfondissement se fait vraiment. Dans le chapitre Concept de soi versus Soi, Jésus montre la voie : « Peut-être que la raison pour laquelle ce concept doit être gardé dans les ténèbres, c'est que, à la lumière, celui qui ne le penserait pas vrai, c'est toi. Et qu'arriverait-il au monde que tu vois, si toutes ses fondations étaient enlevées? Ton concept du monde dépend de ce concept de soi. Et les deux disparaîtraient, si jamais l'un ou l'autre était mis en doute. Le Saint-Esprit ne cherche pas à jeter la panique en toi. Ainsi demande -t-Il simplement si il est possible de soulever juste une petite question. » (T-31.V.11)

 

Je m'attendais maintenant à un Miracle! Je savais au-delà de tout doute que je voulais le véritable amour de Dieu plutôt que la contrefaçon de l'amour spécial, et que de regarder les obstacles à la présence de cet amour en étant très présente et dans la prière allait m'amener cela. J'ai commencé à sentir la puissance du Miracle. J'ai réalisé que la prière et les questionnements sur les concepts de longues dates sont les moyens pour sortir de toues nos certitudes en ce qui concerne l'amour. Voici la réponse! Le véritable amour ne vient que de la Source, aucune « autre personne » ne peut nous donner cela. Voilà tout ce sur quoi repose le voyage du retour : la Vérité, l'Illimité, la Joie, l'Eternel, l'Intérieur, et l'Amour plein de Béatitude.

 

Je me rends compte maintenant qu'il n'y a aucun problème! La douleur peut être regardée comme un indicateur qui nous montre ce qui est prêt à disparaître dans la lumière de notre propre rayonnement intérieur. Rumi dit : « Le cœur brisé peut être une porte vers Dieu. » Grâce à cette perspective, je suis capable de voir que ce que j'ai d'abord vécu comme douloureux a été une belle expérience de détachement de l'amour spécial et un approfondissement du Véritable Amour. Ce qui était le but de notre rencontre en premier lieu! Je suis tellement reconnaissante que, lorsque la relation semblait arriver à sa fin, je n'ai pas suivi les conseils de Carly Simon, et j'ai plutôt pris le temps avec la douleur et la peine en les regardant pour ce qu'elles étaient - un appel à me joindre à l'Esprit dans la Vérité depuis le fond de mon cœur. Je dirais que c'est le vrai sens des mots « Et ils vécurent heureux pour toujours! »

 

PS : Wow, il y a eu tant de miracles liés au fait d'avoir écrit cela, mais je vais juste ajouter celui-ci. Je ressentais l'invitation à partager ce texte avec David avant de l'envoyer et il a échangé avec moi en ce qui concerne la chanson de Carly Simon. C'est selon lui une très belle chanson de libération de la particularité, et non pas un déni de la douleur! Ainsi, au lieu de réécrire certaines parties de cet article, j'ai pensé que je montrerai plutôt comment tout pouvait être retraduit lorsque nous nous ouvrons au Miracle! Voici donc cette très belle chanson de libération et de confiance en la puissance du Ciel selon laquelle seul Ce Qui Est Vrai nous intéresse et est dans notre intérêt ! Merci David pour ce nouveau thème de chanson!

 

 

Suzanne Sullivan

 


01/09/2018
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Le rêve de séparation

Il y a de la sagesse dans l'article ci-dessous, même si certains aspects sont discutables. Quelque part, Tony Parsons, dans une forme de non-dualisme athée et aride, sous-entend que toute démarche pointant vers l'éveil est vaine, l'éveil échappant à celui qui le cherche. Il s'agirait alors d'une loterie ? d'un fatalisme qui dirait: "moi, je suis libéré, mais ne cherchez pas à l'être, ne faites rien, c'est inutile". Tout cela me parait simpliste et réducteur vis à vis de l'aspect multidimensionnel de notre soi dont le plus grand contenu nous est inconscient avant la libération. Pour dire les choses simplement, laissons chercher et s'enseigner celui qui le veut, car quelque part - Tony Parsons le dit lui-même - il n'a pas le choix. En tout cas pas de choix dans le script de sa vie en dehors de quelques variantes. Mais Il a le choix de la vivre en tant que victime ou en tant responsable comme seul esprit existant, grâce à la conscience de soi, une notion méprisée par l'auteur et qui pourtant est un passage obligé permettant ce choix. Il devrait aussi se souvenir que celui qui trouve sans chercher est celui qui a longtemps cherché sans trouver.  Ceci étant dit, revenir à une certaine simplicité , une spontanéité ne fait pas de mal parfois. Le plus grand danger étant de prendre toute cette affaire d'éveil au sérieux puisque nous sommes déjà éveillés sans le (sa)voir...

Alain

 

 

Tout ce qu’il y a est le rien étant tout. Et en part de ce tout, apparaît la croyance et l’expérience au quotidien d’être un soi séparé – un individu apparent disposant d’une volonté, d’un pouvoir de choix et d’une capacité à agir qui lui seraient propres. Ceci est spécifique à l’homme et est appelé conscience de soi. La plupart des gens prennent cela pour la réalité.

Ce sentiment apparent d’être séparé est à la racine de la souffrance, du mal-être et du sentiment de perte qui conduisent à chercher à y échapper ou à résoudre la situation. C’est l’Etre rêvant qu’il est séparé de lui-même, cherchant urbi et orbi un tout qui n’a jamais cessé d’être. C’est le rêve hypnotique de séparation qui, pour le rêveur, est très réel.

Le dilemme pour le rêveur en recherche est que le sentiment de séparation gouverne la quête de solution ce qui alimente plus avant le sentiment de séparation.

Le développement d’un « esprit » intelligent et capable de compréhension s’accompagne apparemment du pouvoir d’opérer des choix et des actions en une tentative de négocier avec le monde. Ces tractations ne sont pas toujours couronnées de succès et l’individu semble faire l’expérience de souffrances et de plaisirs qui lui seraient propres.

Tout ceci engendre également chez le rêveur une grande considération pour les conseils, les orientations et le contrôle qui émanent en apparence de l’esprit-qui-comprend. Toutefois, tant qu’il y a un sens de la séparation, il subsiste un sentiment d’insatisfaction ou de perte et une recherche visant à le dissiper.

L’entité séparée ne peut que tenter d’imaginer ou de projeter ce à quoi ressemble de ne pas être séparé. Ce qui est recherché est la possibilité d’un but ou d’un état futur pouvant être réalisé et qui, par conséquent, et en toute logique, doit être approchable. A partir de là, la fonction de la recherche et l’enseignement tourné vers le devenir, enferment le chercheur dans un état de constante aspiration à se rapprocher de quelque chose qu’il ne peut saisir. Tout cela est expression de l’Etre, se manifestant en tant que ce bon vieil esprit-qui-comprend, fiable et digne de confiance, fonctionnant de la seule manière qu’il connaisse… en perpétuelle agitation et constante anticipation. C’est cette activité tournée vers le devenir qui très efficacement maintient le chercheur dans le rêve hypnotique d’un élan vers quelque chose qu’il ne peut saisir.

Bien sûr, la Libération peut, apparemment, survenir, totalement à son gré en dépit de tous ces efforts. Le seul autre espoir pour le rêveur, pour l’apparent chercheur spirituel, est de croire en une énergie bienveillante (disons Dieu, la Conscience ou un soi-disant maître illuminé) qui puisse être motivée pour le guider et choisir de l’influencer tout au long d’un cheminement finissant par conduire à la plénitude. Mais il n’est aucun choix à quelque niveau que ce soit. Toutes ces idées de devenir, de but, de dessein, de choix et de destinée naissent au sein du rêve.

Le paradoxe tient à ce que l’Etre bien qu’apparaissant en tant que rêveur en recherche, n’est pas un état qui puisse être imaginé, conçu, atteint ou même réalisé à travers une quête dont il ferait l’objet. Etre ne requiert absolument rien… il est le Rien et le Tout - déjà complétude et plénitude immaculées. Rien n’a besoin d’être transformé ou atteint, abandonné ou trouvé, pour qu’Etre simplement Soit. L’apparence de séparation est simplement l’expression de l’Etre. L’idée même de quelque chose qui aurait besoin d’approcher ce qui est déjà, est merveilleusement futile. L’Etre est un comédien au public qui ne rit jamais.

Le chercheur rêvé éprouve un sentiment de perte et d’indignité et de ce fait se trouve très attiré par les enseignements dans le rêve qui impliquent la purification, l’effort soutenu, l’abandon, la dévotion et la culture de la renonciation et le détachement.

Il y a une sorte d’inéluctabilité logique et d’indéniable honorabilité attachée à ces notions qui résonnent avec le sentiment de manque. La voie quasi sans fin de l’effort assure joyeusement la prorogation de l’expérience individuelle. Ces idées semblent émaner directement de l’histoire d’une sagesse traditionnelle parfaitement cohérente et digne de foi et qui assurément doit être respectée, quand bien même elle ne nous parviendrait plus qu’en tant que mots couchés sur des bouts de papier.

 

Tony Parsons - The open secret. 2006

 


30/06/2018
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Etre en pleine conscience

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Etre vigilant et concentré : Il y a une chose dont vous n’êtes pas conscient, c’est de vous-même. Quoi que vous fassiez, soyez conscient de vous-même. Vous marchez : soyez conscient de vous-même. Vous écoutez, vous parlez : soyez conscient de vous-même. Vous êtes en colère : soyez conscient de vous-même. En général, vous êtes éparpillé.

 

La vigilance est ce qui fait de vous un maître, et quand je dis un maître, je veux dire quelqu’un qui commande, quelqu’un qui contrôle. Quand je dis : « Soyez un maître », je veux dire ayez une présence intérieure, une présence qui est toujours là. Le simple sentiment de soi crée un centre, un silence, une présence, une maîtrise intérieure. C’est un authentique pouvoir intérieur. Et grâce à ce nouveau pouvoir sur vous-même, à cette nouvelle énergie, de nombreuses choses qui vous dominaient jusqu’à présent se dissolvent spontanément. Vous n’avez même pas besoin de les combattre.

 

En réalité, vous devez vous battre avec votre colère, votre avarice ou votre sexualité uniquement lorsque vous êtes faible. En fait, la colère, l’avarice et la sexualité ne sont pas vos vrais problèmes, votre faiblesse est le seul et véritable problème. Une fois que vous devenez intérieurement plus fort et que vous sentez constamment en vous une présence intérieure – vous sentez que vous êtes – vos énergies sont alors réunies, cristallisées en un seul point et le Soi est alors né. Ce n’est pas un ego qui est né, mais un soi. L’ego est une fausse sensation du Soi. Sans avoir de Soi, vous faites comme si vous en aviez un. L’ego est une fausse notion de quelque chose qui n’existe pas. Soi signifie un centre qui peut tenir ses promesses. Lorsque la mort est proche, la vie devient plus intense et vous êtes centré. Mais si c’est dû à une situation particulière, lorsque cette situation n’existe plus, alors cela disparaît.

 

Il faudrait en réalité que votre expérience du Soi soit permanente, intérieure et non dépendante de situations extérieures. Pour cela, essayez d’être conscient dans toutes vos activités. Assis sur votre chaise, soyez conscient de celui qui est assis et pas seulement de ce qui l’entoure. Fermez les yeux et sentez votre propre présence. Plongez en vous-même et soyez là.

Plus vous êtes inconscient, plus vous êtes éloigné de vous-même. Si vous êtes complètement conscient, vous êtes à votre centre. La pleine conscience est la technique pour se centrer en soi, pour réaliser le feu intérieur. Il est là, caché en nous, mais il peut être découvert. Sans cesse, vous oubliez votre présence. Vos oublis, vos échecs seront une aide. Ils vous montrent votre inconscience. Et si vous êtes un peu plus conscient de votre inconscience, cela signifie que vous êtes déjà un peu plus attentif et vigilant. Le fou qui devient conscient de sa folie est déjà sur le chemin de la guérison.  

 

Vous avez essayé toutes sortes de choses pour vous changer vous-même, mais rien ne semble réussir. Vous êtes toujours le même. Et moi, je vous dis pourtant qu’il existe une clé simple : la pleine conscience. « Soyez vigilant ». Vous pouvez l’appeler pleine conscience, vigilance, rappel de soi ou méditation, tous ces noms sont ceux d’un même remède.  

 

La psychanalyse travaille sur la mémoire, celle de l’enfance du passé. Le passé est révolu. Vous pouvez au mieux aller dans les mémoires du passé mais jamais réellement dans le passé. Vous ne pouvez pas revenir sur ce qui est passé. C’est pourtant ce que l’homme essaie de faire et il en souffre beaucoup. Et la seconde chose qui a dominé le mental humain depuis la nuit des temps, c’est d’arriver à régenter le futur, ce qui, là encore, est impossible. Le futur est pure potentialité. Vous ne pouvez pas savoir ce qu’il sera tant qu’il n’a pas eu lieu. A l’opposé, le passé est pure actualité, il a eu lieu, il ne peut plus être changé. Et entre les deux, l’homme se trouve dans le présent, pensant constamment à ce qui est impossible.

 

Pour l’Orient, aucun problème n’est vraiment grave. Si vous ne prenez pas vos problèmes trop au sérieux, c’est déjà 99 % du problème en moins. L’Orient nous dit que le problème n’a rien à voir avec votre passé, mais avec votre identification au problème. Le vrai problème, c’est que vous vous identifiez au problème. Et c’est la clé pour résoudre tous les problèmes.

Par exemple, la prochaine fois que la colère apparaîtra, soyez juste un observateur, un témoin de ce qui se passe. Le point central est de ne pas s’identifier au problème. Une fois que vous avez appris à maîtriser cela, il n’est plus question d’avoir « tant de problèmes », parce que la même clé va ouvrir toutes les serrures. Elle vous permet de ne pas vous identifier au sexe, à la possessivité ou à vos peurs. La vigilance est le seul remède aux projections du mental. Vous pouvez vous séparer instantanément du problème dans le présent, et seulement dans le présent. L’observation de soi crée une véritable révolution intérieure.  

 

Être témoin est la méthode pour se centrer. La périphérie appartient à l’ego et le centre est lié à l’être. Si vous agissez à partir du centre, pour la première fois, vous commencez à exister par vous-même et non par rapport aux autres. Si vous ne jugez pas, vous ne pouvez pas penser, vous pouvez seulement rester vigilant, un témoin. Penser, c’est ramener le passé sur le moment présent. Etre un témoin, un observateur, c’est être dans le présent. Vous ne ramenez absolument pas le passé. Les artistes, les intellectuels, les philosophes, les personnes littéraires sont des personnes très égoïstes. Plus vous avez des pensées, plus vous avez un gros ego ! Le langage est une nécessité pour communiquer avec les autres mais c’est en même temps un mécanisme dangereux. Le danger est que, plus le mental utilise le langage, plus il s’éloigne du centre.

 

Respirez, soyez vigilant. Et lorsque vous essayez d’être attentif à votre respiration, vous ne pouvez pas penser car le mental ne peut pas penser et observer en même temps. Observez quelque chose et vous vous arrêterez de penser. Pensez et votre qualité de témoin disparaîtra aussitôt. Vous ne pouvez être un témoin qu’à partir du moment où vous êtes mort à votre passé. Vous vous trouvez alors dans le moment présent. Et là, vous ne pouvez ni juger, ni évaluer, ni réfléchir. Que pouvez-vous faire ? Vous pouvez seulement observer.  

 

Osho.

Extrait du livre « Etre en plein conscience » - Editions Jouvence


31/03/2018
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