INTEGRAAL-concept

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Articles divers ( sources externes)

Articles, textes ou documents sans lien direct et évident avec la non-dualité, mais sélectionnés en raison de leur intérêt et pertinence


L'ère du dogmatisme

 

Le problème actuel - celui de la modernité - c'est que la Science, la Religion, ou l'éthique prétendent chacune qu'il y a une identité absolue entre leurs conclusions et la Réalité. Que bien souvent ces conclusions s'excluent mutuellement ne les trouble pas le moins du monde. Elles se contentent de jeter l'anathème sur tout ce qui sort de leur cadre, elles se renferment dans la négativité et l'hostilité nées de leurs différences au lieu de s'en enrichir. Et ce qui est terrible, c'est qu'elles ont totalement accaparé le discours, et cela ne va que s'aggravant avec la diffusion du savoir.

 

Le mot "énergie", par exemple, qui pour les anciens signifiait tout aussi bien une nature volontaire et courageuse que les influences subtiles dans lesquelles baigne le vivant, est aujourd'hui devenu l'apanage des physiciens, qui l'ont mis en équations. Etant moi-même un scientifique, je ne conteste pas cette tentative d'explication de la Réalité. Je conteste sa prétention monopolistique. Je réclame qu'on ait encore le droit, à côté des sacro saintes formules mathématiques, de penser l'énergie en termes poétiques ou initiatiques.

 

 

La mode des dogmes de toute nature - scientifiques, philosophiques, politiques, religieux ou moraux - qui marque et marquera la fin de notre ère - ne fait pas que se dresser contre la Tradition,  auquel cas, nous aurions affaire à un combat loyal, et tout combat loyal contribue à faire avancer la cause humaine ; elle tente de la supprimer, de l'annuler, en lui niant toute validité, et en confisquant jusqu'aux mots. Comment, dit le scientifique, vous avez employé le mot énergie pour décrire une force que vous n'êtes même pas en mesure de mettre en évidence par des procédés de mesure ? Vous n'avez pas le droit. Energie est un mot que nous avons déposé; vous n'êtes qu'un contrefacteur ou un charlatan. Comment, dit le politique, vous prétendez rendre à l'homme sa dignité et pour commencer vous enseignez des exercices respiratoires ? Cher monsieur, vous êtes un rigolo. La dignité de l'homme ne sera retrouvée que grâce à la dictature du prolétariat - c'est le credo marxiste, le développement du marché - c'est l'espoir capitaliste, la dictature des forts et de la race élue - c'est l'abération fasciste.

 

Comment, dit le philosophe, vous parlez de l'Etre, de la Métaphysique, de ce qui est au delà de l'apparence ? Monsieur, à moins que vous n'ayez été reçu docteur en philosophie dans une université prestigieuse, nous ne vous permettons pas d'empiéter ainsi sur nos plates-bandes. Nous avons déjà suffisamment de mal comme cela à nous y retrouver nous-même, entre toutes nos querelles d'écoles; n'allez pas jeter le trouble avec vos idées simplificatrices et rétrogrades et votre naïveté. Nous, quand le public nous comprend, nous craignons d'avoir laissé échapper une erreur quelque part. Vous n'allez tout de même pas me dire que la réalité est simple. Vous êtes un niais, mon ami. Comment, dit le religieux, vous osez parler de Dieu, en n'appartenant à nulle église, en n'y ayant été autorisé par personne ? Vous êtes un blasphémateur. Comment, dit le moraliste, vous fondez une éthique sur la liberté individuelle ? Vous êtes un anarchiste, un fauteur de trouble.

 

J'allais oublier l'ordre des médecins, toujours prompt à traîner devant les tribunaux le guérisseur qui  réussit là où ils ont échoué. Cette annulation de la Tradition qui est l’objectif principal des dogmes de la modernité dévoile l'aridité des concepts de la pensée moderne, qui ne prétendent plus évoluer dans une confrontation dynamique, mais asservir la Réalité à une partie de la pensée humaine. Pour faire une métaphore biologique, le dogme est un lieu où n'existe plus ni action, ni réaction, et partant aucun dépassement ou surpassement. Le dogme est l'antichambre de la mort des sociétés.

 

Source : Extrait des cahiers de l'adepte (N°3) - 1966


31/05/2018
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L'abérration new-age

 

Je n'adhère pas complètement à cet article sur la forme, un brin méprisante et caricaturale, mais j'y adhère presque complètement sur le fond, à tel point qu'il ressemble furieusement çà ce que j'ai pu écrire il y a presque 10 ans déjà (avec certes moins de talent). Pour préciser ma pensée, je voudrais signaler que je ne rejette pas les différents thèmes récupérés par le mouvement new-age ainsi que leur existence (le présent, les énergies, les formes pensée, la méditation..etc). Je constate simplement l'utilisation et l'interprétation qui en est faite, souvent de façon exotique, déformée ou très personnelle. Par exemple, personne ne peut nier la valeur du moment présent, mais chacun peut s'interroger sur l'interprétation "arrangeante" qui en est faite et sur les façons d'y accéder, de le vivre. (J'y reviendrais dans un article dédié). Un jour, une dame adepte (pour ne pas dire intégriste) du moment présent et peu sensible à l'humour s'est mise en colère parce que je lui ai dit que le moment présent, réduit à un simple concept, ne suffisait pas à pardonner ce qui était refoulé dans notre inconscient.

 

Bref, cotoyant de façon plus ou moins proche des "new-agers" depuis des années, pour reprendre l'expression de Ganji Ananka, et pour en avoir été un pendant quelques années dans le passé, j'ai constaté combien il était facile de se perdre dans des chimères de lumière qui ne sont bien souvent que de nouvelles fuites face aux problèmes quotidiens qui se posent très concrètement et façon entêtante ! Bien sur, il n'y a rien à juger, chacun expérimente ce qu'il choisit, et aussi longtemps qu'il le souhaite, et mes croyances ne sont pas supérieures a celles du new-âge. Et surtout chacun fait comme il peut. Simplement, nous pourrions souhaiter que ces mêmes new-agers fasse preuve de plus de cohérence et de lucidité. Ainsi devrait-ils utiliser cette tolérance et cet "universel amour" dont ils sont les pourfendeurs avant de juger ou mépriser les âmes "sombres" et "matérialistes" qui n'adhèrent pas à leur idéal d'âge d'or manifesté (qui se fait toujours attendre d'ailleurs).

 

Alain - Mai 2018

 

 

 

L'abérration new-age, ou comment la génération indigo s’empare de la spiritualité

Par Ganji Anankea

 

Ce qui m’a toujours beaucoup amusé dans la mouvance New-Age c’est que les individus qui la composent ne se qualifient pas comme tel. Inconscience ? Honte ? Il est vrai que ce mouvement pseudo-spirituel est bien souvent perçu comme une grande foire aux illuminés et charlatans.

 

Généralement, le pratiquant ou aspirant New-Age est convaincu dès son plus jeune âge qu’il est différent, exceptionnel, unique, ce qui ne l’empêche pourtant pas de se fondre avec plaisir dans  la masse New-Age en adoptant son jargon et ses croyances, embrassant le tout avec jubilation et force naïveté. Car au fil du temps, ce mouvement a conquis le cœur de milliers d’âmes en perte de repères, mais surtout, en quête de sensationnel, et ce petit microcosme a fini par développer sa propre cosmogonie riche de nombreux mythes et concepts communément admis (dont le nombre s’accroît à vue d’œil). De sorte que si vous évoquez la possibilité que votre enfant soit doué d’une sensibilité particulière, l’adepte aguerri vous expliquera aussitôt qu’il est probablement un enfant Indigo* envoyé pour faire évoluer l’humanité. Parmi le palmarès des plus grands succès New-Age, nous pouvons également citer les concepts de synchronicité*, de moment présent*, le pouvoir de l’intention*, les formes-pensées*, les égrégores*, la mission de l’âme*, l’acceptation, le lâcher prise et le non jugement. Nous verrons plus bas comment ces concepts nourrissent la soif de pouvoir, la mythomanie, le sentiment de toute puissance, le rejet de la réalité, et encouragent l’acceptation de l’inacceptable, la passivité et le laxisme. Car il est gai notre New-Ager, il est « positif », convaincu que la pensée positive est la seule capable de sauver l’humanité du chaos, de l’ignorance et accessoirement, de la morosité. D’ailleurs, il ne remet jamais en question la cause New-Age par excellence : sauver l’humanité. Et c’est naturellement à lui, l’être conscient, l’être choisi, l’être supérieur en somme, qu’incombe la dure tâche de montrer la voie.

 

Depuis 2011 que je m’intéresse à ce mouvement hétéroclite, j’ai eu tout le loisir d’en observer et d’en comprendre les aspects divers et variés mais aussi et surtout, ses projets plus ou moins inavoués.

 

Ce qui définit avant toute chose l’adepte de cette tendance néo-spirituelle de l’ère du Verseau*, c’est sa conviction inébranlable que nous vivons un tournant dans l’histoire : l’humanité serait en effet entrée dans une ère de progrès et d’évolution hautement active, conférant à certains êtres humains des pouvoirs extraordinaires, des facultés paranormales. Il va sans dire qu’il se considère comme faisant partie de cette humanité sur-évoluée, preuve en est qu’il a su reconnaître et se rallier au mouvement New-Age, car il est, rappelons-le, depuis toujours « différent » des autres, et possède des facultés extrasensibles qui en attestent. Selon les spécificités de chacun, nous retrouvons cet activiste tantôt dans le milieu des thérapies alternatives (dont le nombre semble pouvoir s’accroître à l’infini), tantôt dans le secteur néo-chamanique, la magie blanche, les communautés bouddhistes (ou autres religions orientales), l’occultisme, la divination (tarot, pendule, numérologie…), l’agriculture (permaculture et autres), les arts (danse, sculpture, artisanat…), et même parmi les chercheurs en civilisations exceptionnelles (disparues ou extraterrestres).

 

Le plus souvent, le New-Ager a conscience qu’il doit se former s’il veut devenir crédible. Il entreprend alors une formation auprès d’une autorité reconnue de tous: un chamane shipibo exilé dans le Poitou, un conférencier Feng Shui, un maître Reiki, un yogi renommé… Il accumule les découvertes à consonance spirituelle exotique en participant à divers ateliers : cérémonie du thé  Zen, confection de tambour ethnique, tente de sudation… dans ce domaine il n’a que l’embarras du choix. C’est ce que notre jeune initié appelle « travailler à son évolution spirituelle», mêlant l’utile à l’agréable et confondant aisément l’ambition professionnelle avec la connaissance de soi. Cet amalgame commode lui permettra ultérieurement de s’autoproclamer lui-même une autorité dans le domaine de la guérison ou de l’éveil spirituel. Pour parvenir à leur fin, les plus ambitieux et téméraires d’entre eux choisissent parfois l’itinérance et partent butiner quelques techniques à droite et à gauche chez tel « ambassadeur de la Lumière » prisé du moment, tel maître ascensionné, dans un temple shaolin provençal ou encore, chez le dernier des Mohicans. Certains diraient qu’il s’agit là d’une sorte de compagnonnage moderne, comme on partait jadis sur les routes de France pour se former auprès de maîtres-ouvriers. Mais à l’époque il était surtout question d’apprendre des techniques ouvrières et artisanales nationales, rien à voir donc avec cet univers ethno-folklorique d’apprentis sorciers atteints du syndrome de Peter Pan.

 

Acquérir de « supers pouvoirs », devenir un être de lumière, communiquer avec les anciens pharaons, les anges ou encore avec les entités extraterrestres, découvrir la félicité éternelle et incarner auprès de tous cet idéal, trouver sa mission de vie, devenir « passeur d’âme », supprimer la dualité du bien et du mal, forment quelques unes des obsessions dont nous abreuvent jusqu’à plus soif nos chers travailleurs de la lumière. Le monde est beau, tout est bien, la lumière peut tout, sont des positions éminemment pertinentes qui nous éclairent et nous rassurent quant à la situation géopolitique mondiale. Ouf ! Nous sommes sauvés ! Mais derrière cette pléthore de « bonnes intentions », se dissimule à peine le motif réel, bien moins louable certes mais si désespérément humain : la quête de pouvoir. Le mouvement New-age serait-il une jolie devanture pour couvrir des activités qui relèvent bien plus de la manipulation énergétique, autrement dit de la sorcellerie, que de l’altruisme ?

 

Car de quoi parle-t-on lorsqu’il s’agit d’apprendre à manipuler les énergies ? La manipulation des énergies personnelles, de l’univers, des autres, des objets… est au centre  de cette idéologie douteuse. La plupart des personnes qui prétendent utiliser les énergies pour guérir ou qui disent canaliser des esprits angéliques ne savent en fait absolument pas ce qu’elles font. De quelles énergies s’agit-il au juste ? De quelles entités ? Quels effets sur les autres ou sur elles ? Quels pactes sont-elles en train de contracter et avec qui lorsqu’elles utilisent leurs dits « pouvoirs » extrasensoriels ? Il est absolument impossible de répondre si le prétendant n’a pas auparavant embrassé la voie de la connaissance de soi et ne s’est jamais confronté à la réalité occulte de notre monde. Dans la société New-age, c’est l’égo qui va au-devant du pouvoir et non l’âme, comme on se plaît à le penser. L’âme ne cherche pas à subjuguer l’autre, à le transformer ou encore à le faire aller vers la lumière, discours que je n’ai que trop entendu. L’âme n’a aucune soif ni nécessité de pouvoir, et encore moins sur l’autre. Elle est porteuse d’un monde riche de valeurs qui se suffit à lui-même mais que trop peu se décident à rencontrer (réellement) tant il peut paraître austère pour les jouisseurs que nous sommes. Ainsi la liste des pratiques et des grands prophètes du mouvement ne cesse de s’allonger. Cette idéologie s’est parfaitement implantée aux quatre coins de la planète car – et oui ! – elle a d’ores et déjà commencé à gangrener les continents initialement réfractaires comme l’Afrique. Le mouvement New-age a globalement rempli ses objectifs : absorber, digérer et synthétiser les croyances locales, en une pensée unique au jargon de plus en plus caractérisé et identifiable, et en affichant en toute circonstance une attitude auto-satisfaite et résolument positive.

 

Aux origines de ce syncrétisme, nous déterrons les ossements de Madame Blawatski et de sa si célèbre société théosophique. Si theos signifie Dieu ou divinité en grec ancien, notre New-ager contemporain n’a que faire de Dieu puisqu’il se suffit à lui-même. Tantôt « indigo » tantôt de blanc vêtu (couleur universellement admise par le mouvement), mais toujours et inconditionnellement empli de lumière. Cette fameuse lumière qui revient décidément dans toutes les bouches, n’est pas sans rappeler la lux de Lucifer, l’ange déchu porteur de lumière qui se prend pour le seul et unique Dieu. Ce mythe, ce complexe, est la caractéristique de tous les êtres humains qui à travers les époques ont vainement  cherché le pouvoir absolu et l’instauration d’une nouvelle ère. Je citerai parmi les plus célèbres les empereurs romains, Alexandre le Grand, Jules César, Louis XIV, Napoléon et plus proche de nous, Adolphe Hitler. Celui-ci prônait l’édification d’un nouvel empire, une nouvelle terre, une nouvelle race. L’Aryen définissait cette élite aristocratique, l’espèce supérieure qui devait régner pour les siècles à venir. Nous retrouvons les mêmes codes de langage (dans la limite des ressemblances), les mêmes mythes, les mêmes projets de gouvernance mondiale dans la mouvance New-Age.

 

Car l’esprit New-Age est aussi un projet politique ; l’accessoire incontournable du nouvel ordre mondial (que je nomme l’Empire du Serpent Noir) pour abrutir les masses, via cette fameuse intelligentsia cultivée et éminemment parfaite. Par son action médiatique (TV, internet, presse, livres, journaux…), tout individu assoiffé de spiritualité et de vérité, si sincère soit-il, doit périr,  absorbé par ce courant castrateur. Tout esprit de révolte doit être jugulé et anéanti au profit du positivisme absolu, de la joie cosmique et… de la totale impunité politique de ce nouvel ordre mondial. Il paraît évident que le mouvement New-Age n’a strictement rien à voir avec un authentique esprit de recherche. La connaissance de soi ne peut être et ne sera jamais la somme de savoirs, formations, lectures et autres bidouilles, mais le fruit d’un authentique travail de plongée en soi et de découverte de notre monde intérieur. Non, la Connaissance n’est pas la norme de ce mouvement. L’humilité non plus apparemment : je ne compte plus le nombre d’écrits qui donnent le Divin pour acquis à ces bateleurs. Alors que l’initié se bat, affronte ses démons et se dépouille sa vie durant pour accéder à une forme de sainteté, le New-ager n’a qu’à en formuler le souhait. Il est visiblement question de propagande universaliste, d’uniformisation des esprits et de manipulation des masses. Nous sommes bien loin d’un St Jean de la Croix, d’une Thérèse d’Avila, d’un Ramakrishna ou même de Bouddha qui, je le rappelle, a vécu des années d’austérité éprouvante avant d’atteindre l’Éveil.

 

Le Nouvel Age s’octroie l’accès à l’Illumination et à la lumière sans recours aucun à un sérieux travail préalable, il y a droit, un point c’est tout ! L’Ici et maintenant est une exigence violemment vitale pour tout apprenti sorcier. Rappelons les mots d’ordre de ce mouvement : l’acceptation de soi, apprendre à s’aimer, lâcher prise, ne pas juger… Autant d’injonctions évidentes à l’inertie spirituelle (et intellectuelle). Car la spiritualité naît justement de la remise en question de soi, de notre conditionnement personnel et de tout le reste, la non-acceptation est la base de ce mouvement intérieur qui bouscule notre vision consensuelle et tout confort de la vie, et nous dépouille de nos acquis. Ce que le fast-food est à notre nouvelle tendance gastronomique urbaine, le New-age l’est à notre spiritualité moderne, grotesque parodie, vulgaire philosophie de vie du citadin oisif et auto-satisfait. Dés lors, pour être à la hauteur de ce qu’il ambitionne, le New-ager a recours a une arme redoutable : la mythomanie. On ne compte plus le nombre de méthodes scandaleuses surgies ces 30 dernières années qui s’autoproclament thérapies alternatives alors qu’elles ne font que recourir à des techniques de visualisation et d’auto persuasion. Nul besoin d’incarner ce que l’on prétend être, nul besoin de guérir authentiquement, il suffit de s’en convaincre. Lamentable comédie.

 

L’île aux enfants n’est plus ce qu’elle était, un instant de paix et de joyeuse insouciance au milieu de notre terrible réalité politico-économique, l’île aux enfants est devenue une doctrine fascisante, le dictat de la happy attitude, qui compte bien éradiquer tout esprit critique afin de laisser faire nos politiques et les aristocrates de ce monde, les laisser œuvrer en paix à notre place. Alors, mes frères, lâchez prise et goûtez au Prana ici et maintenant, il suffit d’y croire, le monde de la lumière vous donnera toute puissance et bonheur éternel ! Il vous rendra en tous cas assurément aveugles, programmables et influençables à souhait. À cette grotesque vision de la vie je préfère l’esprit critique, la lucidité et l’humilité qu’exige toute démarche authentiquement spirituelle. Car la connaissance de soi et par extenso des forces qui régissent le monde ne se donne qu’à celui ou celle qui a le courage de rejeter autosatisfaction, ainsi que toute idée reçue et tout confort intellectuel etc… Chers amis, je terminerais en ajoutant qu’il est tout à fait honorable de vouloir la paix dans ce monde mais vous connaissez ce vieil adage : « l’enfer est pavé de bonnes intentions », et bien souvent la sagesse populaire vaut bien la sagesse de Maitreya*. Donc, pour les 10 000 ans à venir, soyez heureux mais surtout soyez lucides et gardez les pieds sur terre.

 

Ganji – Iurikan – Iorineka

 

Source : https://www.ganjianankea-therapy.com/


30/04/2018
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Le rappel de soi

 

Le rappel de soi est une technique enseignée par plusieurs doctrines à caractère ésotérique et psychologique. Elle consiste à centrer son attention sur les associations internes, et ce, à tout moment ou du moins à chaque instant qu'il nous est possible de le faire, c'est-à-dire lorsque nous nous souvenons que nous devons le faire. Être attentif à nos tensions physiques, à nos émotions ainsi qu'à toutes les réflexions qui naissent, disparaissent, reviennent et repartent au fil des événements. Bien qu'il puisse paraître simple et facile de pratiquer ce rappel de soi, il n'en est rien. Un simple exercice vous permettra de comprendre à quel point il nous est difficile de contrôler notre attention. Regardez fixement une montre, déterminez un moment précis comme étant le moment de départ et portez toute votre attention, durant une pleine minute, à regarder la montre. Ne vous concentrez qu'à observer la minute passer, rien d'autre.


Faites-le maintenant et ne continuez la lecture de cet article qu'ensuite.


Si vous avez été attentifs, vous remarquerez rapidement que votre esprit, n'aimant pas le calme, aura tôt fait de se mettre à vagabonder dans toutes les directions, entraînant avec lui votre attention. Probablement vous êtes-vous demandé pourquoi vous faisiez cet exercice ou encore vous vous êtes mis à penser aux tâches qui vous attendent après la lecture de cet article ou encore vous êtes-vous assoupi dans un rêve éveillé tournant autour d'un événement qui s'est déroulé plus tôt dans la journée. Peut-être avez-vous même dépassé la minute exacte car vous étiez absorbés dans vos pensées et ne pensiez même plus à vous concentrer sur votre mon .

 

Le rappel de soi n'est pas un exercice facile car il demande une constante et réelle attention. Qui plus est, nous sommes accoutumés à porter notre attention - le peu que nous avons – vers un objet extérieur et rarement vers l'intérieur, ce qui en complique la réalisation. Si porter notre attention une seule minute complète vers un objet extérieur est difficile, il est aisé de se rendre compte que ce qu'exige un constant et profond rappel de soi est une tâche tout simplement impossible dans notre état actuel. Mais la pratique, l'effort et la volonté peuvent augmenter le temps d'attention possible pour chacun de nous et nous conduire vers un état plus éveillé. Avouons qu'une mémoire qui oublie et modifie avec fantaisie la majeure partie de notre passé, couplée d'une attention à toute fin pratique inexistante, n'est pas une perspective très prometteuse. Peut-être aurions-nous mieux fait de laisser cette anguille dormir paisiblement !


Mais lorsque nous sommes prêts, nous commençons, humblement, à coups de volonté et d'effort à pratiquer l'exercice du rappel de soi. L'honnêteté essentielle à cet exercice demande beaucoup de courage. Mais lorsque cette pratique devient une nouvelle habitude qui ajoutée à notre soif de savoir prend de l'ampleur et que nous entamons la longue route de la maîtrise du rappel de soi, la perspective peu prometteuse que nous révélait un examen sommaire se transforme soudainement en une prise de conscience beaucoup plus claire de la situation réelle.


En effet, lorsque notre oeil intérieur se détache et regarde avec une honnêteté implacable ce qui se passe en nous à chaque moment, le choc de ce qu'il y voit est une sensation extrêmement particulière et difficilement descriptible : elle se doit d'être vécue. Mais j'avancerai que ce qu'il y voit ressemble en tout point à un essaim d'insectes, volant en tout sens, formant une masse plus ou moins distincte qui oscille dans l'espace au gré des vents. Chaque pensée isolée est un insecte et l'ensemble chaotique qui en résulte est l'essaim, c'est-à-dire notre mental. C'est l'image la plus révélatrice qu'il me soit possible de décrire en mots.

 

Ce sont des trains de pensées qui déferlent à toute vitesse et en tout sens, dont les wagons sont des plus disparates. Nous parvenons à voir clairement et en temps réel le capharnaüm des associations intérieures, sautant d'un sujet à un autre, sans transition aucune et ne s'arrêtant jamais pour reprendre leur souffle, comme si chaque pensée discordante était la dernière. Ce flot ininterrompu de pensées, d'associations, d'émotions et de sensations - chacune d'entre elles suscite une réaction, elle-même générée par une précédente, tel un mouvement perpétuel - est ce que nous appelons à tort "je", alors que "je" n'a même pas le temps d'exister à travers ce torrent. Une pensée va vers le futur, l'autre vers le passé, une chanson passe en arrière-plan sur notre tourne-disque mental tandis que nous effectuons une tâche manuelle. Tout se passe simultanément et maladroitement. Notre attention vagabonde d'une idée à une autre si rapidement que nous ne nous en apercevons même pas.

Cette expérience révélatrice d'un rappel de soi bien appliqué remet en perspective et en contexte les paroles d'Ouspensky lorsqu'il dit :

 

« Il est nécessaire ici de comprendre que le premier état de conscience - le sommeil - ne se dissipe pas quand apparaît le second, c'est-à-dire lorsque l'homme s'éveille. Le sommeil demeure présent avec tous ses rêves et ses impressions, s'y ajoute simplement une attitude plus critique envers ses propres impressions, des pensées mieux coordonnées et des actions plus disciplinées. A cause de la vivacité des impressions sensorielles, des désirs et des sentiments [...] les rêves deviennent alors invisibles, de la même manière que sous l'éclat du soleil, les étoiles et la lune pâlissent. Mais les rêves sont toujours présents et exercent souvent, sur l'ensemble de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes, une influence dont la force dépasse même parfois les impressions réelles du moment. » [1]

 

De plus, il explique ceci concernant ce sommeil qui ne se dissipe pas lors de l'état de veille :

 

« C'est un état purement subjectif et passif. L'homme y est environné de rêves. Toutes ses fonctions psychiques travaillent sans direction. Il n'y existe ni logique, ni continuité, ni causes, ni résultats. Des images purement subjectives - échos d'expériences passées ou reflets de vagues perceptions du moment, tels que des sons atteignant le dormeur, des sensations en provenance du corps, comme des légères douleurs, des sensations de tensions musculaires - traversent notre esprit, ne laissant qu'une trace infime dans la mémoire ou, le plus souvent, pas de traces du tout. » [2]

 

Ces paroles prennent tout leur sens lorsqu'un oeil intérieur entraîné a la possibilité de réellement voir ce qui se passe mentalement en nous à chaque instant. Cette prise de conscience est pour le moins déroutante car elle nous enlève définitivement l'idée fausse que nous avons un quelconque contrôle sur nos processus mentaux.


L'idée fondamentale des enseignements traditionnels selon laquelle l'être humain est endormi, ou plutôt qu'il vit dans une sorte de transe hypnotique, prend ici une dimension encore plus enlevante. Pour un instant, elle nous fait vaciller car nous nous rendons compte à quel point elle est véridique, à quel point cette idée aurait dû être prise au pied de la lettre dès le départ.


Nous vivons dans l'illusion de vivre : nous rêvons éveillés.


Le rappel de soi n'est qu'une première étape vers un éveil réel et valable, mais une étape indispensable à franchir, un exercice à maîtriser. Sa pratique doit devenir constante, une pratique de chaque instant, une habitude, un automatisme, car elle nous apporte une vision, un point de vue indispensable sur nous-mêmes qu'on ne nous a jamais appris à cultiver et à développer. Et cette vision, ce point de vue est riche d'informations de la plus haute importance concernant l'un des sujets primordiaux de toute quête de Vérité : nous-mêmes.


Webmestre Zone-7  - Source : http://zone-7.net


31/03/2018
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Nos cerveaux sont-ils connectés en mode wi-fi ?

 

L'article ci-dessous semble spectaculaire au premier abord, mais il n'est pas surprenant pour au moins 2 raisons. D'abord, pour l'explication "rationnelle" : Nous savons qu'environ 90% de la communication est non verbale, et le plus souvent inconsciente: notre esprit subconscient capte chez l'autre des informations qui ne passent pas les canaux de notre conscience ordinaire. Ensuite, pour ceux qui pensent comme moi "non dualité", il y a en réalité un seul Esprit, qui est donc en communication constante "avec lui-même'. Ce qui semble être des esprits séparés ne sont que la projection de l'Esprit unique à travers le prisme séparateur de l'ego. Mais tous ces "pseudo esprits" restent connectés les uns aux autres à un niveau supra-conscient, ils n'ont pas de "secrets" l'un pour l'autre. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'un Cours en miracles dit "Il n'y a pas de pensées privées". (au sens pas de pensées réelles, qui sont l'apanage de l'Esprit Un).

Alain

 

 

Un chercheur de l’Université de Sheffield au Royaume-Uni évoque dans le livre Interbrain le fait que les cerveaux humains se connectent à une sorte de « Wi-Fi » qui serait à l’origine des pressentiments ou des intuitions. Le langage n’a qu’un rôle limité dans la communication

 

La télépathie est un sujet qui a toujours passionné tant il est mystérieux. Dans le livre Interbrain, un scientifique de l’Université de Sheffield, au Royaume-Uni, apporte quelques éléments de réponse en évoquant une sorte de « Wi-Fi » connectant les cerveaux humains qui serait à l’origine des pressentiments.

Le professeur Digby Tantam explique au 
Telegraph que le langage ne joue qu’un rôle très limité dans la compréhension de ce que les autres êtres humains disent réellement. Selon lui, il existe des indices subliminaux que les gens perçoivent lorsqu’ils communiquent verbalement. Ce qui rend donc, au final, la question de la télépathie possible entre tous les êtres humains.

 

Didgy Tantam pense que le cerveau absorbe inconsciemment des informations sur d’autres personnes, ce qui leur donne un sentiment instinctif. Il s’explique ainsi : « Nous pouvons connaître directement les  émotions des autre et savoir à quoi ils prêtent attention. Il est basé sur le lien direct entre notre cerveau et celui des autres et entre leur cerveau et le nôtre. J’appelle cela l’inter-cerveau [Interbrain, ndlr] ». Selon lui, la compréhension de cet inter-cerveau pourrait aider les spécialistes des sciences sociales et ceux d’autres domaines à comprendre notamment la psychologie des masses.

 

Les gens se rassemblent car ils se transmettent de petits messages subliminaux. Le scientifique estime que les gens se rassemblent dans des situations telles que les matchs de football, les concerts et les cérémonies religieuses, précisément parce que de petits messages subliminaux qui sont déchiffrés par l’inter-cerveau sont transmis d’un seul coup par plusieurs personnes. « Le fait d’être en mode foule peut aussi nous faire vivre ce que serait que de transcender la perspective, le temps, le lieu, nos capacités de ressentir un instant, comme une personne en train de conduire », affirme-t-il.

 

Le professeur Tantam voudrait que chacun saisisse l’importance de ces indices subliminaux. En effet, ceux-ci risquent d’être perturbés par l’augmentation croissante des appels vidéo et des développements technologiques semblables au cours des dernières années.

 

Il rappelle que les gadgets technologiques, qui prennent de plus en plus de place dans le quotidien des humains, sont moins importants que les conversations qui ont lieu en face à face parce que «la contagion émotionnelle se produit à la vitesse de la lumière, et non à la vitesse de la transmission électronique. L’entrée visuelle face à face s’accompagne d’un son, d’un geste, de l’odeur de la sueur, de la possibilité du toucher et d’une connexion ». Si l’engouement pour les nouvelles technologies de la communication se maintient, beaucoup de gens risquent de perdre ces compétences inestimables en matière de relations humaines et sociales.

 

Source : fawkes-news.com


28/02/2018
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La boite de Pandore

 

Une autre mythologie grecque nous offre aussi un éclairage sur la nature de notre processus d’éveil. Pandore, dont le nom signifie ‘’totalement douée’’ était la première femme. Elle fut créée par Zeus et reçut lors de sa création, des talents et de présents de tous les Dieux. Éphèse lui donna la forme et Athéna la vêtit, Aphrodite lui donna la beauté, Apollon, son talent musical et un don pour guérir, Demeter lui apprit comment soigner un jardin, Poseïdon lui remit un collier de perles et l’habilité requise pour ne jamais se noyer. Hermès lui fit cadeau du charme, de l’astuce et de l’audace. Zeus lui remit comme présents une insatiable curiosité et l’espièglerie.

 

Personne n’avait plus pour elle-même que Pandore. Cependant, nous devons nous souvenir que dans le mythe, Pandore avait été créée comme faisant partie du châtiment de l’humanité pour le vol du feu qu’avait commis Prométhée. Zeus remit donc à Pandore une boîte, lui intimant de ne jamais l’ouvrir. Dans cette boîte, il y avait toutes les misères que pouvait engendrer l’humanité.

 

Bon, vous connaissez l’histoire. La curiosité de Pandore était simplement trop forte. Elle n’a pas pu transporter longtemps sa boîte sans que la curiosité l’emporte et qu’elle regarde à l’intérieur. Alors elle tenta d’y jeter un coup d’œil et toutes les misères de la vie en sortirent.  Elle ferma immédiatement la boîte mais il était déjà trop tard. La seule chose qu’elle put garder dans le contenant fut l’espoir. Tant et aussi longtemps que l’espoir restait dans la boîte de Pandore, la vie humaine n’était que souffrances. Mais un jour Pandore ouvre à nouveau la boîte et l’espoir fut libéré, relâché sur le monde. A compter de ce jour, l’esprit humain a véritablement commencé à s’élever.

 

Le cadeau de feu (la connaissance) de Prométhée, joint au cadeau d’espoir de Pandore nous a soutenus à travers tous nos travaux et nos épreuves. Parce que nous portons en nous ces cadeaux spirituels, nous pouvons tempérer tous les orages de la vie. Nous pouvons passer les tests et nous pouvons maîtriser le curriculum.

 

Comme Pandore, nous avons plusieurs cadeaux spirituels divinement inspirés à offrir au monde. Non ne sommes pas seulement mis au défi, nous sommes bénis aussi. En effet, on pourrait se demander comment on pourrait découvrir et estimer nos cadeaux sans qu’il y ait tous ces défis de la vie qui contrastent tellement avec eux, qui nous fortifient et nous préparent à servir les autres. Il est clair que lorsque nous regardons nos vies derrière nous, nous pouvons voir que tous ces défis difficiles étaient des ingrédients nécessaires à notre éveil.

 

Beaucoup de gens que je rencontre sont impatients. Ils veulent servir tout de suite. Ils veulent les fruits de l’arbre sans avoir d’abord pris soin de l’arbre ; de l’arroser, de le nourrir, etc. Mais l’arbre ne portera pas de fruits s’il n’est pas bien entretenu. Sans entretien de ses racines, il n’y aura pas de fruits à cueillir dans ses branches.

 

Nous devons apprendre la patience. Nous venons tous ici avec des leçons à apprendre. Nous ne pouvons pas incarner l’amour tant que nous n’avons pas appris à le recevoir. Et nous ne pouvons pas le recevoir tant que nous nous enfuyons de l’amour parce que nous en avons peur. Nous avons besoin d’apprendre à rester sur le terrain pour prendre soin de notre jardin.

 

Le chemin spirituel n’est pas très palpitant. Il ne récompense pas nos ego. En effet, il y a peu de récompenses à court terme, parce qu’il n’y a pas de raccourcis sur cette voie. Les récompenses viennent à la longue, sur le long terme. Et ceux qui ne sont ni persistants, ni patients, ne peuvent pas goûter les fruits de leur odyssée.

 

Ce qu’il y a réellement dans la boîte de Pandore: J’aime l’histoire de Pandore parce que c’est tout un coup monté ! Comme dans l’histoire d’Adam et Ève dans le jardin, il fut dit à Pandore : « À n’importe quel prix, n’ouvre pas cette boîte. » Tandis qu’à Adam et Ève il fut dit : « À n’importe quel prix, ne mangez pas du fruit de l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal. »

 

Une chose est vraie pour ce qui est de la nature humaine ; aussitôt qu’on leur dit qu’il ne devrait pas, ou qu’il ne pourrait pas faire quelque chose, nous les faisons, comme pour nous venger. Par exemple voyez la prohibition, on a dit aux gens : « Vous ne pouvez pas boire d’alcool » et aussitôt des distilleries clandestines firent leur apparition partout à travers le pays.

 

Comme je vous l’ai dit, c’est juste un coup monté. Et ces deux mythes le confirment. Pas plus Pandore qu’Adam et Ève n’avaient la moindre chance. Quoiqu’on essaie de cacher dans la noirceur de la psyché refera surface tôt ou tard. C’est simplement qu’il n’existe aucune place où on peut se débarrasser pour toujours de ce qu’on refoule et camoufle. Même si vous êtes très adroit dans le camouflage, un bon jour un gars s’amène avec une pelle et commence dévoiler tout ce qui a été camouflé.

 

Nous tenons à nos secrets, mais la vie ne le permet que pendant un certain temps. Tous les secrets ont une chose en commun, ils sont là pour être dévoilés au grand jour. Quand nous acceptons cela, nous réalisons que la boîte sera ouverte tôt ou tard. Il n’y a pas de stigmates qui y sont attachés. Ce n’est pas la faute à Pandore si elle a renversé tous les haricots.

 

Les haricots seront répandus partout. Tout ce qui nous arrive dans la vie devra être passé au peigne fin, tôt ou tard. Un jour Freud est arrivé avec sa notion ingénieuse d’un inconscient pour nous aider à comprendre notre tendance à cacher/nier les choses que nous ne pouvons pas accepter chez soi et chez les autres. Il voulait que nous réalisions qu’il y a vraiment un royaume appelé HONTE.

 

Il existe un endroit dans la conscience où nous enterrons notre souffrance, et où nous mettons des couvertures sur nos blessures. Cet endroit a eu plusieurs appellations. Les Grecs l’appelaient le monde souterrain. Freud l’a nommé inconscient. Peu importe comment vous l’appelez. C’est un endroit que nous cherchons constamment à éviter. Mais peu importe à quel point on y met de l’ardeur, nous ne pouvons pas l’éviter.

 

Il n’y a aucun moyen d’échapper à votre soi caché dans l’ombre. Si vous ne le visitez pas de façon consciente, vous le ferez dans vos rêves. Vous trouverez une façon de dialoguer avec ce que vous avez rejeté, avec les parties réprimées de vous-même. Votre guérison – l’intégration de votre psyché – l’exige.

 

Alors, que transporte donc exactement la boîte de Pandore ? Qui sont donc Adam et Ève sous ces feuilles de vigne ? Ils cachent l’essence créative de l’univers. Ils cachent le pouvoir donné par Dieu, pouvoir de créer la vie, pouvoir de créer du contenu et de lui donner une forme. Adam et Ève ont eu deux fils. Un s’appelle Abel et l’autre Caïn. Abel représente tout le bien qu’ils peuvent créer. Caïn représente leur capacité à faire le mal.

 

En d’autres mots, leur créativité était un sac où tout est mélangé (ou boîte si vous préférez). Ils pouvaient créer de façon responsable ou de façon irresponsable. Ils pouvaient créer ce qui soutient et nourrit la vie, ou ce qui la blesse et la détruit. De quoi parlons-nous exactement ici ? Nous ne parlons pas seulement de sexualité. C’est une compréhension bien trop étroite pour tout ce que tout cela signifie.

 

Nous parlons de libre arbitre. Nous parlons de choix. C’est ce qu’il y a derrière les feuilles de vigne. C’est le vrai problème caché dans la boîte de Pandore. Ce qu’il y a d’ironique et de paradoxal, c’est qu’on vient tout juste de noter que Pandore n’avait pas le choix. Elle devait ouvrir la jarre.

 

Qu’y avait-il là-dedans ? Un choix, et encore un autre. Et toujours un autre. Qu’y avait-il là-dedans ? Un courant complet d’événements karmiques ; toutes nos actions et nos réactions, tous nos choix et leurs conséquences. Pas surprenant que ce soit un peu effrayant quand le temps arrive d’ouvrir nos boîtes de Pandore ! Nous voulons tout camoufler, mais nous ne le pouvons pas.

 

La vie est un livre ouvert. En effet, ils disent qu’il y a un registre dans les Éthers de qui prend note de tout ce qui est arrivé ici ; de chaque choix, de chaque pensée, de chaque ressenti. Il n’y a nulle par où se cacher du contenu de notre conscience.

 

Einstein a compris cela bien mieux que Freud. Il savait qu’à l’intérieur de la boîte, il y a un vaste champ, un champ de conscience universel se déployant partout et en tout temps. Nous en faisons partie. Chaque décision que nous prenons, chaque pensée qui nous traverse l’esprit en fait partie.

 

Que croyez-vous que Zeus a mis dans cette boîte ? Que pensez-vous que Dieu a mis dans cette pomme ? Ce n’était pas une mince affaire quand Prométhée a volé le feu aux Dieux. Et ce n’était pas une mince affaire non plus quand Ève a croqué la pomme. La connaissance, c’est le pouvoir.

 

Vous et moi, nous avons le choix. Nous pouvons venir ici sur Terre pour nous perdre dans le rêve. Nous pouvons demeurer ignorants ou nous pouvons nous éveiller. Nous pouvons tourner le dos au flambeau, ou nous pouvons apprendre à le porter. Le choix nous appartient.

 

Paul Ferrini - " Enlacer notre vrai Soi"

 


30/11/2017
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